24 mars 2016
2 budgets, 2 visions!
Par: Pierre Bornais
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En l’espace d’une semaine, les Québécois ont pris connaissance des prévisions budgétaires pour la prochaine année de Québec et d’Ottawa. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les ­approches diffèrent totalement d’un gouvernement à l’autre.

Pour Québec, le déficit zéro est un ­incontournable pour assurer l’avenir économique du territoire. Les coupures sévères qui ont été imposées depuis l’élection du gouvernement Couillard ont provoqué un désarroi certain parmi les plus fragiles et les moins bien nantis de la société.

Mais la dernière mouture du budget n’a pas apporté de changement pour le mieux, alors que la toile sociale qui ­faisait la différence est bien effilochée. On préfère investir dans les structures, en promettant tout au mieux une amélioration à venir et la création ­d’emplois hypothétiques.

Du côté d’Ottawa, au diable le contrôle du déficit. On avait prévu 10 milliards de dollars, nous voilà rendus à 30; et ce, à répétition pour les prochaines années.

Mais au coeur des prévisions, ce sont les personnes qui recevront de l’aide. ­Directement, sans passer par les gouvernements « inférieurs ». C’est ainsi que le soutien aux familles et l’aide ­supplémentaire aux personnes âgées moins bien nanties, aux étudiants et aux autochtones sont au centre même de la réforme. Et tout cela en conformité avec les promesses libérales formulées lors de la campagne; pour une fois que celles-ci ne sont pas que des mots en l’air!

Ceux et celles ­qui toucheront l’aide ­supplémentaire seront heureux de ce coup de main, qui n’est pas conditionnel.

Contrairement à ce qui s’est passé avec les services de garde, alors que les ­parents découvrent aujourd’hui, en ­préparant leur déclaration de revenus, le « cadeau de Grec » de Québec.

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