23 février 2012
Bilan de l'assurance récolte
2011, un mauvais cru pour la culture maraîchère
Par: Jean-Luc Lorry
La production légumière a subi de nombreux revers l'an dernier en raison de mauvaises conditions climatiques.

La production légumière a subi de nombreux revers l'an dernier en raison de mauvaises conditions climatiques.

Pour compenser les pertes subies par les entreprises agricoles installées en Montérégie, La Financière agricole du Québec a versé un montant de 21,2 M$ à titre d’assurance récolte dont 14,7 M$ pour la culture maraîchère.

publicité

La Financière agricole recense 1 373 entreprises agricoles ayant subi des pertes sur un total de 3 418 exploitations assurées.

L’année 2011 s’est relativement bien déroulée pour les récoltes de la région, à l’exception des productions légumières qui ont été plus affectées par les conditions variables tout au long de la saison.Malgré des conditions difficiles en début de saison pour l’ensemencement des cultures annuelles, l’été chaud a été généralement propice à leur croissance et à leur maturation, ainsi qu’à leur récolte. Cependant, la crue des eaux, les précipitations soutenues et fréquentes par périodes, une canicule, des épisodes de grêle, la tempête tropicale Irène ainsi que la présence de maladies ont causé des dommages d’intensité variable.Le climat a généralement favorisé la croissance du foin. Au début de l’automne, l’excès de pluie a retardé la récolte des cultures annuelles, mais la fin de la saison lui a été propice. Globalement, les rendements ont varié autour des moyennes à inférieurs à celles-ci, selon les cultures, mais ceux des pommes et du sirop d’érable ont été supérieurs. « L’assurance récolte permet aux entrepreneurs agricoles de mieux gérer leurs risques financiers associés aux conditions climatiques imprévisibles et aux phénomènes naturels incontrôlables. D’ailleurs, La Financière agricole est intervenue spécifiquement auprès de sa clientèle affectée par la crue exceptionnelle de la rivière du Richelieu », indique le directeur territorial du Centre de services de Saint-Hyacinthe, Pierre Girouard. Au niveau provincial, La Financière agricole a versé un montant de 33,6 M$ principalement pour compenser les pertes relatives à la production de légumes, de céréales et de maïs.

image