24 mars 2016
Tunnel Casavant
674 547 $ pour les plans et devis
Par: Benoit Lapierre
674 547 $ pour les plans et devis

674 547 $ pour les plans et devis

Les plans et devis du tunnel permettant le prolongement du boulevard Casavant seront complétés avant la fin de 2016.

Les plans et devis du tunnel permettant le prolongement du boulevard Casavant seront complétés avant la fin de 2016.

Le conseil municipal a pris tout le monde par surprise, lundi soir, en annonçant qu’il donnait le feu vert à la préparation des plans et devis du tunnel devant permettre le prolongement du boulevard Casavant Ouest sous les voies ferrées du CN.

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Les élus ont adopté une résolution par ­laquelle la Ville s’engage auprès du CN, le maître d’oeuvre, à consacrer 674 547 $ à cette première étape de réalisation du projet d’étagement ferroviaire dans l’axe du boulevard inachevé, avec paiement immédiat d’une avance de 338 000 $ ­représentant 50 % de la dépense.

En proposant l’adoption de la ­résolution, le conseiller Donald Côté a indiqué que le CN avait déjà procédé à l’appel de propositions auprès des firmes d’ingénierie.

Après réception et analyse des réponses de trois consultants, le choix du CN s’est porté sur la firme AECOM, qui a des ­bureaux à Beloeil. « Le CN nous a ­mentionné que c’est la firme qui a obtenu le plus haut pointage et qui avait soumis le prix le moins élevé. D’ici le 31 ­décembre, nous aurons en main des plans et devis et une estimation du coût de construction qui sera beaucoup plus précise que plus ou moins 30 % », a indiqué le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, au point de presse qui a suivi la séance du conseil.

Depuis que les Maskoutains, à ­l’automne 2012, ont dit « oui » à l’option « tunnel » par sondage, c’est la première fois que la Ville dénoue les cordons de sa bourse pour faire avancer le dossier de façon significative. Dans l’étude d’avant-projet de 2012, le coût d’un tunnel à quatre voies avait été chiffré à 28,7 M$. Cette évaluation avait rendu le maire Claude Bernier très hésitant, d’autant plus qu’alors, aucune subvention n’était à la portée de Saint-Hyacinthe. Au cours de la dernière année de son administration, le maire Bernier ne s’était donc pas engagé plus à fond dans l’aventure.

Après les élections municipales de ­novembre 2013, son successeur, Claude Corbeil, n’a pas bougé non plus. Puis, en septembre 2014, il a fait savoir que la Ville n’entreprendrait rien sans subvention. Ses espoirs reposent toujours sur le ­nouveau programme d’infrastructures fédéral requérant des ententes avec les provinces, une condition de mise en oeuvre que le Québec n’a pas encore remplie. Mais la Ville s’attend à un déblocage de ce côté et se prépare en conséquence.

En mai 2015, cherchant une façon de réduire la facture, le maire Corbeil avait convaincu son conseil de la pertinence de commander une nouvelle étude technique sur l’option d’un passage ­supérieur, rejetée en 2012. Mais cette étude de 22 075 $ réalisée par Les Services Exp – le même bureau qui avait réalisé l’analyse initiale en 2005-2006 – a démontré que le coût d’un viaduc à quatre voies approcherait les 30 M$, soit l’équivalent de l’investissement dans un passage inférieur, beaucoup moins contraignant qu’une structure ­aérienne.

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