15 décembre 2016
Le stationnement Centre-ville agrandi
845 000 $ pour trois édifices à raser
Par: Benoît Lapierre
Ces trois édifices à logements longeant la rue Marguerite-Bourgeoys à partir de l’avenue Mondor sont appelés à disparaître pour permettre l’agrandissement du stationnement Centre-ville.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

Ces trois édifices à logements longeant la rue Marguerite-Bourgeoys à partir de l’avenue Mondor sont appelés à disparaître pour permettre l’agrandissement du stationnement Centre-ville. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe consacrera 845 000 $ à l’achat de trois immeubles de la rue Marguerite-Bourgeoys pour n’en récupérer que les terrains et lui permettre ainsi d’agrandir le stationnement Centre-ville, adjacent à la pharmacie Jean-Coutu, de la rue Saint-Antoine.

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Les trois bâtiments de deux étages concernés sont condamnés à la démolition, ce qui éliminera du même coup 11 logements au centre-ville. Voilà sans doute les raisons pour lesquelles la conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, a avoué, à la séance du conseil du 5 décembre, que ce n’était pas « de gaieté de cœur » qu’elle proposait l’acceptation de ces trois ventes en faveur de la Ville, mais que celle-ci se devait d’ajouter du stationnement au centre-ville.

Après la séance, le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, a indiqué qu’en greffant ces trois lots au stationnement municipal, la Ville allait ajouter 33 cases aux 328 existantes dans le quadrilatère Saint-Antoine, Sainte-Marie, Marguerite-Bourgeoys et Mondor, ce qui donnera en tout 361 cases de stationnement. « Le stationnement va maintenant s’étendre sur tout le quadrilatère », a-t-il souligné.

Les trois bâtiments appelés à disparaître sont alignés du côté nord-ouest de la rue Marguerite-Bourgeoys, à partir de l’intersection de l’avenue Mondor. Le premier porte les numéros 300-302 Mondor et 1390, Marguerite-Bourgeoys et est la propriété de François Éthier, de Longueuil (prix d’achat : 275 000 $). Le suivant est aussi la propriété de M. Éthier et se trouve au 1380-1384, Marguerite-Bourgeoys (prix d’achat : 355 000 $), tandis que le troisième, du 1300, Marguerite-Bourgeoys est détenu par Yolande Bissonnette, de Granby (prix d’achat : 215 000 $). 

Ces immeubles se trouvent dans la partie du centre-ville qui est visée par le règlement sur les démolitions, de sorte que toute demande de permis de démolition les concernant devra être examinée par le comité du conseil chargé d’appliquer cette règlementation.

Le conseil municipal a aussi adopté une résolution qui autorise le directeur général à négocier et conclure directement des promesses d’achat et de vente d’immeuble, ce qui est peut-être annonciateur d’une vague d’acquisitions par la Ville. Questionné à ce sujet, Louis Bilodeau a laissé entendre que d’autres opérations immobilières étaient effectivement envisagées, mais qu’il ne pouvait se faire plus précis à ce propos pour le moment.

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