17 mai 2018
Deux terrains pour la nouvelle école
À la commission scolaire de trancher
Par: Rémi Léonard
Après le conseil municipal, des parents du quartier Douville se sont déplacés au conseil des commissaires pour exprimer leurs préoccupations sur l’emplacement de la future école primaire maskoutaine.

Après le conseil municipal, des parents du quartier Douville se sont déplacés au conseil des commissaires pour exprimer leurs préoccupations sur l’emplacement de la future école primaire maskoutaine.

Pour la première fois dans le dossier de la nouvelle école primaire à venir à Saint-Hyacinthe, deux offres de terrains sont officiellement sur la table. La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) a accepté de se pencher sur la proposition du Groupe Robin pas plus tard que mardi, a-t-on appris le soir même au conseil des commissaires.

Il s’agit du terrain situé au coin des boulevards Casavant et Laurier Ouest. La commission scolaire avait déjà en main l’engagement de la Ville à lui céder un terrain au Domaine sur le Vert. Elle devra donc choisir entre ces deux possibilités.

Sans connaître ce récent développement, une douzaine de parents du secteur Douville s’étaient présentés devant les commissaires avec une demande bien précise. « Prenez le temps d’évaluer le deuxième terrain », ont-ils demandé. En l’absence du président de la CSSH, Richard Flibotte, la vice-présidente France Martin s’est engagée devant eux à évaluer cette nouvelle offre et à leur expliquer par la suite la décision prise. « Nous allons regarder ça avec l’ensemble du conseil », a ajouté la directrice générale Caroline Dupré.

Jamais trop tard

Même si la demande de nouvelle école est déjà en traitement au Ministère, « avec un terrain qui nous convient », a tenu à souligner France Martin, rien n’empêche la commission scolaire de changer d’idée, a-t-elle reconnu. La réponse de Québec est attendue vers la fin juin.

Du côté du Groupe Robin, la coprésidente Nellie Robin s’est dite satisfaite que sa proposition soit finalement considérée, après que la Ville de Saint-Hyacinthe lui ait plutôt signifié qu’il était trop tard pour le faire. L’éventuelle cession se ferait directement entre le promoteur et la CSSH, sans l’intermédiaire de la municipalité, contrairement à la démarche élaborée autour du terrain au Domaine sur le Vert.

Mme Robin tient toutefois à spécifier que son offre vaut pour la prochaine école à construire à Saint-Hyacinthe, pas une subséquente. « Je ne vais pas conserver un terrain pour une autre école dans cinq ans. Je n’y crois pas », a-t-elle commenté.

Elle a également tenu à souligner que, si le Groupe Robin est arrivé sur le tard dans le dossier de l’école, ce n’est pas par manque d’intérêt. La Ville de Saint-Hyacinthe a fréquemment fait observer qu’un seul promoteur s’était manifesté pour offrir un terrain afin d’y bâtir une école, et ce, dès 2016. La municipalité allait alors à la rencontre des promoteurs actifs sur le territoire afin d’identifier les zones prioritaires d’aménagement et les zones de réserve. Or, il n’a jamais été question d’école à ce moment, a affirmé Nellie Robin. « C’étaient deux dossiers séparés. La Ville ne m’a jamais demandé un terrain pour une école, sinon j’aurais levé un drapeau », affirme-t-elle aujourd’hui. Même si elle juge que son emplacement comporte de nombreux avantages, elle a assuré qu’elle respecterait la décision finale.

École particulière

En attendant le verdict, les parents ont tenu mardi soir à sensibiliser les commissaires à l’importance de « rapatrier les enfants de Douville dans leur quartier », en faisant référence aux jeunes qui voyagent vers Saint-Thomas-d’Aquin. Le positionnement de la future école au Domaine sur le Vert aura aussi comme effet de « rajouter des autobus sur les routes », selon eux. Les parents doutent également du constat de la CSSH comme quoi les besoins scolaires se trouvent surtout dans les quartiers La Providence et Saint-Joseph.

L’explication donnée par France Martin à ce propos a effectivement apporté une nuance importante par rapport à ce que la commission scolaire soutenait jusqu’à présent. « Il n’y a pas une école dont les besoins justifient la construction d’une autre école à proximité », a-t-elle affirmé, expliquant que les besoins, bien réels, sont plutôt répartis à travers la ville. « Qu’elle soit n’importe où, ce ne sera pas une école de secteur, mais une école à projet particulier », a-t-elle avancé.

Cette vocation reste encore à déterminer, notamment grâce aux consultations qui auraient lieu l’an prochain si le projet de nouvelle école va de l’avant. Ces consultations pourraient également porter sur les éventuels changements de secteurs scolaires engendrés par l’ajout d’une nouvelle école. La commission scolaire compte cependant tout faire pour que les « enfants terminent leur primaire dans leur école, et avec leurs frères et sœurs si possible », a soutenu Caroline Dupré. 

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