4 février 2016
Tire le coyote
À la recherche des « roots » du folk
Par: Alice De guise
Tire le coyote sera de passage au Centre des arts Juliette-Lassonde le samedi 13 février dès 20 h 30.

Tire le coyote sera de passage au Centre des arts Juliette-Lassonde le samedi 13 février dès 20 h 30.

L’année 2015 a été des plus fructueuses pour Benoit Pinette, auteur-compositeur-interprète de Tire le coyote. En plus des trois nominations au Gala de l’ADISQ, la réception du dernier album Panorama a été extraordinaire. Il sera de passage à l’Espace Rona du Centre des arts Juliette-Lassonde le 13 février.

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Le succès de Tire le coyote ne s’est pas construit en un jour. Rappelons que ­Panorama est le troisième album de la formation. La réponse positive du public est le résultat d’un effort constant. « C’est ma plus grosse année tant musicalement qu’au niveau de mes rencontres avec le public. La notoriété de Tire le coyote s’est construite lentement, mais sûrement, comme on dit! Les ­nominations à l’ADISQ nous ont aussi donné une belle tape dans le dos », lance Benoit Pinette.

Avec Panorama, Benoit Pinette ­repousse les limites de son projet en se rapprochant du blues. Le chanteur souhaitait aller plus en profondeur dans les racines du folk, voir jusqu’où il pouvait aller avec Tire le coyote. Tout comme Mitan, son deuxième ­album, Panorama véhicule une thématique précise.

« L’album est peut-être un peu moins personnel que l’était Mitan. J’ai écrit ­Panorama sur la route. Je dois avouer que je suis amoureux de notre beau territoire et de notre patrimoine québécois. On n’a rien à envier à personne. Cet amour se reflète dans le dernier opus. Je suis un être sensible aux choses et aux gens qui m’entourent. Disons que j’excelle dans l’art de la contemplation », explique-t-il.

Titulaire d’un certificat en création ­littéraire, la langue de Molière est ­également un deuxième grand amour pour Benoit Pinette. L’écriture est une partie du processus créatif que le ­compositeur affectionne particulièrement. Les paroles d’une chanson sont aussi primordiales que la musique qui les accompagne. À présent qu’il assume sa voix de tête, le compositeur souhaite ­laisser une grande place aux mots qu’il a choisis avec précision.

« L’écriture est un besoin pour moi. Je trouve que les paroles sont souvent ­reléguées au second plan. Elles sont rarement complexes ou ne sont pas porteuses de message. C’est important pour moi de dire quelque chose. C’est certain que je ne réinvente pas la roue. Les sujets de mes chansons ont été repris ad nauseam. Je crois que tout est dans la façon de dire les choses. J’aime trouver des ­fonctions différentes aux mots, leur ­trouver de nouvelles significations », ­précise le compositeur.

L’apport de la clarinette a été souligné par plusieurs critiques lors du lancement de l’album. C’est en écoutant Sydney ­Bechet, un jazzman des années 40 et 50, que cette idée lui est venue. Certaines de ses chansons étaient à saveur plus blues et incluaient des passages de clarinette. En plus de ce nouvel instrument, ­Panorama a été enregistré sur bandes analogiques. Il faut voir dans ce choix un hommage aux « one take » (une seule prise) qui se faisaient à l’époque.

« Le choix d’ajouter de la clarinette était en cohérence avec ma démarche ­artistique. Les « one take » font également partie intégrante des racines du folk comme à l’époque de Neil Young ou de Dylan. J’aime la richesse qu’on retrouve dans le son avec cette technique. Elle est en adéquation avec l’authenticité recherchée pour le dernier album. J’ai vraiment adoré travailler dans cet esprit, même notre micro datait des années 40-50 », souligne-t-il.

C’est avec sa sonorité à saveur folk, blues, country et dans une ambiance ­intimiste que Tire le coyote convie la ­population maskoutaine au Centre des arts Juliette-Lassonde le samedi 13 février.

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