17 août 2017
Usine de désossage de porc de Saint-Hyacinthe
À l’approche de la fermeture, Olymel a relocalisé 40 % des travailleurs
Par: Jean-Luc Lorry
À l’approche de la fermeture, Olymel a relocalisé 40 % des travailleurs

À l’approche de la fermeture, Olymel a relocalisé 40 % des travailleurs

Louis Banville, vice-président des ressources humaines chez Olymel.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Louis Banville, vice-président des ressources humaines chez Olymel. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Six semaines avant que l’usine de désossage de fesses de porc de la rue St-Jacques ne ferme définitivement ses portes, le plan de relocalisation mis en place il y a un an par Olymel, a permis à 155 travailleurs – sur un total de 401 – de se trouver un autre emploi dans l’un des établissements de l’entreprise situés dans un rayon de 70 kilomètres.

« Personne n’est heureux d’une fermeture., mais nous tirons un bilan très positif des engagements que nous avons pris concernant notre plan de relocalisation », indique en entrevue au COURRIER, Louis Banville, vice-président des ressources humaines d’Olymel.
«On a mis en place un maximum d’éléments pour amoindrir une décision difficile. Un comité de reclassement a été créé et nous avons augmenté le nombre de congés sans solde pour permettre aux travailleurs d’essayer d’autres emplois », poursuit-il.
Selon les données que nous a transmises M. Banville, en plus des 155 travailleurs relocalisés, 51 personnes ont trouvé un emploi dans une autre entreprise, 15 ont profité du comité de reclassement pour retourner aux études ou suivre une formation et 15 autres ont quitté Olymel sur une base volontaire (majoritairement pour un départ à la retraite).
L’usine de Saint-Hyacinthe mettra un terme à ses activités de désossage le vendredi 29 septembre. Sur les cinq tables de désossages que comptait l’usine (trois pour le quart de travail de jour et deux pour celui du soir), une seule est encore fonctionnelle.
Si la fermeture advenait en date d’aujourd’hui, ce sont 165 travailleurs qui se retrouveraient au chômage.
« Peu d’entreprises au Québecdonnent un préavis de plus d’un an à ses employés avant une fermeture. Elles sont rares également celles qui mettent un plan de relocalisation sur une aussi longue période », considère Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel. Le programme de relocalisation va demeurer en place jusqu’à la fin du mois de novembre.
Fondoir et entreposage
À partir du 1er octobre, seuls le fondoir (fabrication de saindoux) et un entrepôt pour des produits congelés demeureront en activité.
« Nous allons conserver 55 employés syndiqués et 10 cadres. Le nombre de salariés pourrait ensuite varier selon nos besoins d’opérations et les conditions du marché », précise Louis Banville.
Ce printemps, les employés de l’usine de Saint-Hyacinthe s’étaient entendus avec la partie patronale pour renouveler la convention collective sur une durée de huit ans.
La direction d’Olymel n’a pas encore décidé à quelles fins sera utilisé l’espace laissé vacant dans l’usine. « Notre réflexion n’est pas arrêtée. Cela dépendra des besoins futurs de l’entreprise », répond Richard Vigneault.
Actuellement, Olymel cherche à pourvoir 80 emplois dans les établissements situés dans la zone périphérique de 70 kilomètres où le plan de relocalisation s’applique. Au sein des autres centres de production, 230 postes sont à combler.

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