1 décembre 2016
Toyota Tacoma TRD Pro 2017
À l’aventure
Par: Marc Bouchard
Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Ça ne surprendra certainement personne de savoir que j’aime les camionnettes. En tout genre. Que ce soit pour le simple plaisir de rouler à leur volant, ou pour leur capacité différente, j’aime les camionnettes. Alors quand j’ai eu l’opportunité de me lancer au volant du Toyota Tacoma TRD Pro, je n’ai pas hésité.

Il faut savoir que TRD est techniquement la division performance de Toyota (pour Toyota Racing development). Mais avec la série Pro, la division s’attaque plutôt aux sentiers hors route puisque les véhicules en faisant partie sont en fait des baroudeurs. On a ainsi lancé l’année dernière la grande camionnette Tundra, la plus petite Tacoma et au cours des prochaines semaines, c’est le 4Runner qui recevra ce traitement.

Mais pour quelques jours, c’est la plus petite Tacoma qui a séjourné chez moi. Il faut dire aussi que j’ai eu l’occasion d’assister au lancement de la série dans le nord de l’Ontario, ce qui m’a aussi permis de me lancer, un peu, à l’assaut des sentiers moins battus.

TRD Pro

La série TRD Pro ne change pas complètement les véhicules. En fait, elle ne fait qu’y apporter quelques améliorations de nature à rendre plus faciles les randonnées hors route. Précisons que, même sans cette appellation, le Toyota Tacoma Off Road (c’est le modèle sur lequel est basé le Pro Serie) est déjà bien pourvu dans ce domaine.

Ainsi, il profite de dispositifs électroniques plus efficaces pour surmonter les obstacles. Parmi ces choix, mentionnons le sélecteur électronique de type de terrain, un système de suspension cinétique dynamique et une commande de marche lente (Crawl Control) qui permettent de franchir des obstacles difficiles et escarpés. 

Mais parce qu’on parle ici d’un TRD, on lui a ajouté des suspensions Bilstein à l’avant, et des amortisseurs avec réservoirs distincts, surélevant du même coup le véhicule de quelque 20 mm. On a aussi ajouté une plaque de protection à l’avant et on a doté le Tacoma de roues 17 pouces avec jantes au design réservé à la série TRD.

Et ô bonheur, on lui offre aussi une couleur particulière, une sorte de gris ciment, du plus bel effet. Mécaniquement cependant, le Toyota Tacoma TRD Pro ne change rien à ses habitudes. Sous le capot, il conserve son moteur V6 3,5 litres de 278 chevaux et de 265 livres-pied de couple, jumelé à une boîte automatique ou manuelle à 6 vitesses. Petit bémol cependant, alors que la camionnette Tundra plus imposante propose deux cabines, le Tacoma ne permet l’installation TRD Pro que sur la version Double Cab avec caisse courte de 5 pieds.

Route et hors route

Sur la route, déplacer le Toyota Tacoma se fait avec une certaine aisance, comme c’est le cas de toutes les camionnettes du genre. On ressent bien un petit sautillement sans conséquence, et l’espace pour les passagers arrière n’est rien de moins qu’abondant.

De surcroit, la camionnette est dotée de tous les équipements de bord assurant du confort (incluant un système multimédia correct), ce qui rend la randonnée rassurante. Comme il se doit, passer en mode 4 roues motrices (ce que l’on peut faire à la volée) rend le roulement un peu plus rigide et le rayon de braquage un peu plus long, mais rien de plus.

Puis il a le hors route… Difficile de trouver un sentier dans la région maskoutaine pour s’y adonner (je suis d’ailleurs ouvert aux suggestions), mais j’ai heureusement eu l’occasion de me lancer à l’assaut des champs et des ruisseaux en Ontario, sous une pluie torrentielle de surcroit.

Dans les bosses, les suspensions du Tacoma se sont avérées plus résistantes que prévu. Même à une certaine vitesse, alors que les quatre roues du véhicule quittaient littéralement le sol, le rebond se faisait avec une certaine douceur. La hauteur du passage à gué et de l’angle d’attaque nous a aussi permis de franchir des obstacles plus relevés que prévu, alors que le Rock Crawling et le Hill Descent (des systèmes activés sur demande) nous ont permis de monter et de descendre des côtes sans même toucher aux pédales, le camion se chargeant de tout. Côtes d’ailleurs assez abruptes pour que je n’ose même pas m’y risquer à pied.

Enfin, et c’est là qu’a résidé le vrai plaisir, un slalom dans un sentier boueux nous a permis de constater avec quelle surprenante aisance le différentiel complétait bien son travail.

Non, le Toyota Tacoma TRD Pro n’est pas exactement un camion comme les autres. Mais si vous aimez un tant soit peu le hors route, il vaut, à tout le moins, un petit essai.

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