7 novembre 2013
À propos des préjugés
Par: Le Courrier
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Dans la dernière édition du Courrier de Saint-Hyacinthe, nous avons été soulagés de lire les propos de Martin Bourassa, rédacteur en chef, relativement à la caricature de la semaine précédente visant la bipolarité de Marie-Claude Morin.

Nous considérons qu’il a fait amende honorable en décrivant ses motivations et en y ajoutant ses excuses. Que l’on soit d’accord ou non avec le moyen utilisé pour « montrer qu’il n’y a rien d’anormal dans le fait d’être bipolaire » s’avère aujourd’hui secondaire. Tout cela aura permis, au moins, d’ouvrir le débat sur une question trop souvent gardée sous le couvert de la honte et des tabous. Nous pensons à toutes les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et aux organismes communautaires maskoutains dont la mission est souvent d’être des ressources de première ligne pour eux. Force nous est de constater qu’encore, en 2013, loin d’être une question réglée, les préjugés perdurent. Pourtant, les préjugés sont ce qu’ils sont : ils altèrent les perceptions, contribuent à la méfiance et à l’exclusion. Il serait intéressant de savoir combien de personnes dans votre entourage proche éprouvent ce type de problème : votre patronne? l’entraîneur de votre fils? votre voisin? qui d’autre? Et après, est-ce que ça changerait votre confiance en eux? Êtes-vous de ceux qui développeraient à leur égard le syndrome du « Pas dans ma cour »? Les préjugés sont les ennemis à abattre, ne serait-ce que pour permettre à tous de chercher et trouver l’aide dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin, sans se cacher ou avoir honte…

Afeas Richelieu-Yamaska CO-FEMM Les 8 Marskoutaines La Clé sur la Porte Le Centre de femmes l’Autonomie en soiE Le Collectif de Défense des Droits de la Montérégie

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