20 octobre 2016
Agnita : où se termine l’enfance
Par: Amilie Chalifoux
Les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe présentent la pièce Agnita de l’auteur et comédien québécois François Godin, un projet qui a été proposé par la metteure en scène Marilyn Perreault.

Les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe présentent la pièce Agnita de l’auteur et comédien québécois François Godin, un projet qui a été proposé par la metteure en scène Marilyn Perreault.

Anciennement étudiante à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, la comédienne, auteure et metteure en scène Marilyn Perreault avait un rêve, celui de monter sur scène la pièce Agnita. Ses prières furent entendues.

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Les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe présenteront sous peu leur première production théâtrale de la saison, la pièce Agnita de l’auteur et comédien québécois François Godin.

« Du temps que je n’étais qu’auteure et comédienne, il y a eu un texte, Agnita, de François Godin, qui est un auteur qui écrit dans une langue absolument magnifique, qui m’a bouleversée, mais je ne faisais pas de mise en scène à ce moment-là et le texte est resté longtemps sur mes étagères. Et lorsque j’ai commencé à faire de la mise en scène, ce texte était un peu impossible à monter dans les milieux institutionnels. Et je me suis dit : « pourquoi ne pas le présenter à l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe », raconte Marilyn Perreault.

Avec Agnita s’amorce le périple de Théo qui, avec une bande de jeunes comme lui, se rend dans un lieu utopique où il n’y a ni heure du coucher ni chemin de l’école. C’est le passage de l’enfance à l’âge adulte avec toute la fougue que l’adolescence peut apporter.

« Il y a toujours ce passage où l’on ne sait pas où l’on s’en va. Où l’on veut se détacher des parents pour avoir de la liberté, même si en même temps, on est bien à la maison. Un espace où l’on grandit, où l’on passe dans l’âge adulte. Et il y a un pays ou un endroit qui s’appelle Agnita. Si l’on veut s’y rendre, il faut renier père et mère ainsi que sa vie d’avant », mentionne Mme Perreault.

« Je suis contente de monter cette pièce ici, poursuit-elle. Parce que les personnages sont proches des interprètes qui terminent bientôt l’école et c’est un univers que l’on peut interpréter de mille et une façons. » 

Et il s’agit d’un défi audacieux pour lancer la saison même si la metteure en scène compte plusieurs années d’expérience en théâtre de création.

« François Godin a une langue très poétique, une richesse incroyable! Il écrit avec une poésie de l’image très intéressante. Et dans ce texte, il y a des meutes, des jeunes qui errent, qui s’éparpillent, et pour moi qui a travaillé beaucoup en théâtre acrobatique, je voyais un potentiel chorégraphique pour travailler le mouvement. Et il y a aussi des chœurs de fin d’acte avec lesquels je me suis dit que l’on pouvait se gâter (Rires). »

Pour ce faire, la metteure en scène a fait appel à Dave St-Pierre pour les chorégraphies et à Jean-Fraçois Daigneault pour les chœurs. À quelques jours de la première représentation, le défi est complexe, admet Mme Perreault, les demandes sont énormes, mais les étudiants travaillent fort et le résultat risque fort d’être grandiose, croit-elle.

La pièce Agnita sera présentée du 21 au 27 octobre à la salle Léon-Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe, à 20 h, à l’exception du dimanche 23 octobre alors que la représentation se tiendra à 16 h. La troupe fera relâche le lundi 24 octobre. On peut se procurer des billets en communiquant au 450 773-6800 ou au 514 875-4445, poste 2408.

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