25 avril 2019
Ville de Saint-Hyacinthe
Ajustement salarial chez les hauts gradés
Par: Rémi Léonard

Les salaires des directions ont été revus à la hausse dernièrement à la Ville de Saint-Hyacinthe. Photothèque | Le Courrier ©

Le conseil municipal a approuvé lors la séance du 1er avril des ajustements à la rémunération des cadres municipaux, qui verront cette année leur salaire majoré de quelques points de pourcentage pour les grades supérieurs.

La hausse la plus marquée (9 %) concerne le sommet de la hiérarchie, occupé par le directeur général, Louis Bilodeau, dont le salaire 2019 atteint 170 670 $. La rémunération de la directrice générale adjointe, Chantal Frigon, est également bonifiée de 4 %, faisant passer le salaire annuel à 137 131 $. Enfin, la rémunération de l’ensemble des dix directeurs de service est légèrement revue à la hausse (2 %), pour des salaires variant désormais entre 104 976 $ et 123 501 $. Ces montants incluent également l’indexation annuelle de 2,5 %, valable pour tous les cadres.

La révision découle d’une étude commandée par la Ville afin de comparer la rémunération de ses cadres à celle des autres municipalités ainsi que du secteur privé. L’exercice est effectué tous les cinq ans, a expliqué la directrice générale adjointe, mais la dernière révision n’avait donné lieu à aucun changement puisque les salaires avaient été jugés suffisamment compétitifs à ce moment.

Cette fois, le travail de comparaison réalisé par la firme Saucier Conseil a conclu à des écarts significatifs, particulièrement pour les grades supérieurs. L’analyse s’est faite à partir de deux groupes de municipalités, soit 13 dont la population est comprise entre 40 000 et 70 000 habitants et 24 municipalités qui comptent entre 25 000 et 100 000 habitants (contre 56 348 pour Saint-Hyacinthe). La firme a ensuite fait la moyenne entre les deux médianes (le milieu de la liste) de chaque groupe.

Par rapport au secteur privé, les salaires étaient relativement comparables, mais il faut aussi tenir compte des bonis versés, qui sont la « norme » pour les emplois de direction dans le privé, indique la firme. L’écart se creuse alors en défaveur du secteur public. Le rapport ne fait pas mention des avantages sociaux de chaque secteur.

Dans ses recommandations, l’étude préconisait des ajustements d’un point de pourcentage de plus que ce qui a été accordé par le conseil (10 % pour le DG, 5 % pour la DG adjointe, 3 % pour les directeurs et le statu quo pour le reste des cadres). Les élus ont pris cette décision en sachant qu’il s’agissait d’un point sensible dans la population, a commenté le maire Claude Corbeil. Il fallait néanmoins assurer des salaires compétitifs aux cadres pour arriver à attirer des candidats de qualité en cas de départ d’une direction, a-t-il donné en exemple. « Il s’agit d’un rattrapage et non d’une augmentation de salaire », a bien insisté Mme Frigon en reprenant les conclusions de l’étude. Les sommes additionnelles de ces ajustements représentent 41 740 $, a-t-elle aussi précisé. L’étude réalisée par Saucier Conseil a quant à elle coûté 6539 $.

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