5 juillet 2012
Victime d'un grave accident à Sanair l'an dernier
Alex Bulhmann rêve d’un retour en piste
Par: Le Courrier
Victime de plusieurs fractures lors de son accident en octobre 2011 à la piste Sanair à Saint-Pie, Alex Bulhmann se remet sur pied plus rapidement que prévu.

Victime de plusieurs fractures lors de son accident en octobre 2011 à la piste Sanair à Saint-Pie, Alex Bulhmann se remet sur pied plus rapidement que prévu.

Alex Bulhmann n’a plus de souvenirs de son accident survenu sur la piste Sanair à Saint-Pie il y a sept mois. L’usure des pneus de sa voiture l’aurait fait déraper, l’entraînant directement sur le muret. Victime de diverses fractures et inconscient dès l’impact, le jeune coureur amateur se remet de façon remarquable de cette mésaventure qui aurait pu être grave de conséquences.

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Le jeune homme de 24 ans s’était fracturé une épaule, une côte, les fémurs, la hanche et la mâchoire. Tout son côté droit a été paralysé après l’accident. Avec des blessures aussi importantes, il avait été transféré d’urgence à l’Hôpital Sacré-Coeur de Montréal, un hôpital spécialisé en traumatisme crânien. Durant une semaine, il s’est trouvé entre la vie et la mort. Il a été dans un coma durant près d’un mois et demi, se faisant administrer des calmants très puissants. Son séjour à Sacré-Coeur a duré un peu plus de deux mois avant son transfert au Centre montérégien de réadaptation à Saint-Bruno. Il y est resté durant près de deux mois avant d’être apte à retourner chez lui à Saint-Liboire il y a quelques semaines.

« Les médecins m’ont dit que j’ai été très chanceux de revenir sur pied aussi rapidement », raconte Alex Bulhmann en entrevue au COURRIER. « Normalement, j’aurais dû rester quelques semaines de plus à l’hôpital et au centre de réadaptation, mais ma condition s’améliorait rapidement. » Quelques répercussions de l’accident se font encore sentir au niveau de son équilibre et de sa perception. Le tout va se corriger à long terme.Il continue de recevoir des traitements de physiothérapie à l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe pour poursuivre l’amélioration de sa condition. Il ne lui reste qu’une opération à la mâchoire à subir dans les prochains mois afin de corriger les dernières séquelles.Au moment de son accident, les ceintures de course n’étaient pas obligatoires, de même que les filets de protection à l’intérieur du véhicule. Alex n’avait d’ailleurs aucun de ces systèmes de sécurité lors de son accident, ne portant qu’une ceinture de sécurité comme on en retrouve dans tout véhicule de promenade. Depuis, toutes les voitures coursant à Sanair doivent être munies de la ceinture de course (en X) et du filet de protection.

Impacts sur le quotidien

Alex était camionneur spécialisé en construction industrielle avant son accident à Sanair. Évidemment, son travail a été suspendu le temps qu’il reprenne du mieux. Si la progression se fait bien au cours des prochains mois, il pourrait reprendre son travail – à commencer par un stage pour retrouver ses réflexes et ses repères – dès l’automne.

Il a déjà retrouvé la plupart de ses classes pour conduire. « Après l’accident, j’ai perdu toutes les classes de mon permis. Maintenant, j’ai repris mes classes 1 et 5 (pour conduire des poids lourds et des véhicules de promenade). Il ne me reste que la classe 6 (pour conduire une moto) à retrouver. »Il se compte très chanceux de pouvoir retrouver aussi rapidement son milieu de vie. « Je connaissais les risques de courser, mais jamais je n’ai pensé que ça pouvait m’arriver d’être victime d’un accident aussi grave. Quand quelque chose du genre se produit, c’est bouleversant pour tout le monde. » À commencer par les parents. « Ils sont encore plus attachés à leur fils maintenant, c’est certain. Les liens se sont resserrés. »

Un retour en piste?

Alex Bulhmann a reçu de grands encouragements des coureurs, présents sur la piste au moment de l’accident, lorsqu’il s’est présenté à une compétition à la piste Sanair il y a quelques semaines. Ils étaient tous très contents de le revoir sur pied. « Ils m’ont félicité pour mon courage et ils m’ont dit qu’ils avaient hâte que je revienne faire de la course. »

Malgré un accident qui aurait pu lui coûter la vie, il n’écarte pas la possibilité d’un retour en piste. « C’est certain que si je course à nouveau, je vais attendre quelques années avant de le faire. J’aimerais refaire du derby de démolition par contre, peut-être dès l’an prochain. C’est moins dangereux », lance-t-il avec un sourire qui laisse transparaître sa passion pour le sport automobile.D’ici là, si le temps le lui permet, Alex pourrait être porte-parole pour lancer les derbys de démolitions de l’Expo de Saint-Hyacinthe et du Festival du Maïs de Saint-Damase en juillet et août.

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