5 mars 2020
Alex Nevsky, hop la vie
Par: Maxime Prévost Durand

Alex Nevsky viendra présenter les chansons de son plus récent album, Chemin sauvage, le dimanche 8 mars au Centre des arts Juliette-Lassonde. Photo Gilbert Royal

Alex Nevsky a toujours alterné entre les chansons joyeuses et les chansons tristes. Mais pour Chemin sauvage, son plus récent album, il avait envie d’être hop la vie du début à la fin pour que la tournée qui allait le suivre soit une belle grande fête. Et, même si ce sera un dimanche soir, le Granbyen se promet un party pour son passage au Centre des arts Juliette-Lassonde, le 8 mars.

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Avec un gros écran au fond de la scène et un catwalk lumineux à l’avant, Alex Nevsky s’amène avec sa plus grosse production à ce jour pour présenter ses nouvelles chansons et celles que tout le monde connaît, dont « On leur a fait croire », « Les coloriés » et « Polaroid ».

« J’ai porté beaucoup plus d’attention à la scénographie et au côté spectacle pour cette tournée, ce que je faisais moins avant », soutient l’auteur-compositeur-interprète, dont la chanson « Mes yeux » tourne à la radio depuis l’automne.

Cela colle bien à l’esprit festif qu’il souhaitait créer en lien avec l’album Chemin sauvage. « Je vais faire deux chansons au piano, sinon je suis debout et je danse tout du long. C’est très chouette. »

Il se réserve même un moment où il descend dans la foule, pendant sa nouvelle chanson « LOTO », pour « faire tirer des gratteux » parmi les gens qui dansent. « C’est le moment variété du spectacle », ricane-t-il.

Un nouveau souffle

Trois ans après la sortie de Nos Eldorados, Alex Nevsky avait envie de faire les choses un peu différemment pour son quatrième album.

« La ligne directrice était que ce soit majoritairement groovy, qu’il y ait une intensité ou du beat dans chaque chanson. Le but était de tasser les chansons tristes pour avoir des chansons upbeat pour la tournée, confie-t-il. C’est plus resserré au niveau de l’énergie. »

Pourtant, il avait de ces « chansons tristes » en banque, dont une qu’il a travaillée avec Antoine Corriveau et deux avec Pierre Lapointe. Mais il a préféré les garder pour une autre fois. « Je les trouve tellement belles, je veux leur donner la place qui leur revient, sans doute sur un album plus conceptuel, plutôt qu’elles se perdent à travers les singles. »

Il a aussi laissé de côté un peu la signature typiquement Nevsky qui fait que l’on reconnaît tout de suite ses chansons, sauf sur quelques-unes comme « Courir à deux » et « Tout », placées intentionnellement à la fin de l’album.

« Les premières chansons que j’ai faites pour l’album sont “On dérobera” et “Les buées”, qui sont à la guitare acoustique et qui ressemblent aussi beaucoup aux anciens disques. Mais je ne voulais pas faire encore le même album, je voulais sortir des patterns mélodiques, peut-être par crainte de tourner en rond. J’ai cherché un souffle nouveau. »

Avec une production plus moderne et en pigeant dans les sonorités actuelles, il s’est laissé porter par de nombreuses collaborations sur Chemin sauvage, s’imprégnant de l’essence de ces collaborateurs, que ce soit comme producteur ou comme artiste invité. On y retrouve notamment Sophia Bel, Benny Adam et Alaclair Ensemble, des artistes d’univers différents qu’il apprécie particulièrement.

Sur la chanson titre, sa voix se mêle aussi à celle de Claudia Bouvette, que l’on retrouve justement en première partie du spectacle. « J’aime l’énergie, la musique et la fille, dit-il à propos de cette dernière, dont le EP Cool It est paru à l’automne. Pour moi, ce n’est qu’une question de temps avant que tout le monde la connaisse. »

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