30 septembre 2021
Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio : amore è amore
Par: Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

J’adore tout ce qui est italien. Mon tour de taille vous indique aisément, par exemple, que les pâtes sont parmi mes plats favoris. Ou les pizzas. J’adore les toiles, les sculptures, l’art italien en général. Je suis un véritable amateur des paysages de l’Italie, et souhaiterais y passer ma retraite. Mais ce que j’aime le plus de l’Italie, c’est la passion, la chaleur, l’enthousiasme qui animent chacun des débats et chacune des conversations.
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Prenez toutes ces qualités, réunissez-les sous les traits d’une voiture, et vous aurez l’Alfa Romeo Giulia. Quant à la version Quadrifoglio, elle ajoute un peu de cette conviction que les Italiens manifestent quand ils parlent. Bienvenue derrière le volant de l’Alfa Romeo Giulia.

Cette berline, relativement compacte, est en effet le reflet de l’âme italienne. Elle en reprend la passion, la chaleur, l’exubérance et le côté un peu brouillon. Mais elle procure tellement de plaisir qu’il est quasi impossible de ne pas s’y attacher.

En fait, quand il est question de conduite européenne inspirée, la petite Alfa fait un littéral pied de nez aux allemandes, pourtant passées maîtresses dans l’art de la tenue de route. Ici, tout est organique, émotif. Oubliez la froideur et la précision des BMW de ce monde, l’Alfa Romeo tient plutôt de l’insouciance et de la surprise chaque fois que l’on prend le volant.

Puissance et conduite

Ne vous méprenez pas. Même si la version essayée est une propulsion (seule option offerte sur la Quadrifoglio), elle est facile à conduire et à diriger. L’insouciance a plutôt tendance à venir du conducteur qui a une forte envie de profiter des 505 chevaux développés par le moteur V6 turbo de 2,9 litres de la bête. Il suffit d’appuyer sur le bouton de démarrage, logé directement dans le volant comme pour les voitures de course, et tout se met en marche.

En mode confort, elle se comporte sagement. En monde plus sportif (trois modes différents sont offerts), elle devient une véritable affamée de performance. Les suspensions sont plus rigides, le son de l’échappement devient une jolie pétarade dès que l’on insiste, et la boîte automatique (que l’on prend soin de placer en monde manuel comme il se doit) permet des changements d’une incroyable rapidité.

Un bon mot aussi pour le long soupir de ronronnement que la voiture émet lorsqu’on sollicite l’accélérateur. Une entrée en puissance sur autoroute, par exemple, déclenche une véritable pétarade juste assez puissante pour susciter l’admiration, sans l’être trop pour être dérangeante.

Un bon mot aussi pour le confort des sièges, un élément que ma taille de jeune homme arrondi apprécie particulièrement lorsqu’il s’agit de sièges aussi sportifs. Mais en conduite dynamique, rien à redire, le soutien est indéniable.

Quant au système multimédia, il est correct et facile d’utilisation. Rien à redire de ce côté, même si la console centrale est un peu chargée avec les boutons de volume, de changement de modes de conduite et la grosse molette de contrôle du système.

Tenue de route

Puis, il y a la tenue de route. Celle que l’on obtient en faisant pointer la voiture directement dans la trajectoire souhaitée et qui s’obtient en évitant le roulis et le transfert de poids inutile.

C’est aussi cette tenue de route qui est maintenue par les pneus Pirelli Pzero 285/30ZR19 qui équipent la voiture de série. Des pneus qui sont connus pour leur incroyable maîtrise, tant sur chaussée sèche que mouillée.

Autre grande qualité, c’est la direction, qui est d’une précision chirurgicale. On adore pouvoir conduire du bout des doigts, même quand la situation se corse un peu. Il faut cependant avouer que le fait que la voiture soit une propulsion demande un peu plus de concentration. Sa puissance enlevante a en effet tendance à pousser un peu fort sur l’arrière, qu’il faut savoir garder raisonnable.

Toute cette passion, des roues jusqu’au volant, se déchaîne quand on prend place à bord de l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio. C’est vrai que les places arrière sont correctes sans plus. Que les suspensions peuvent sembler un peu trop rigides aux occupants qui ne conduisent pas. Et que le prix de près de 100 000 $ a de quoi rebuter les plus mordus (il existe quand même des versions moins puissantes à environ 55 000 $). Quant à la fiabilité, ça reste à voir!

Enfin, précisons que le réseau de concessionnaire n’est pas vraiment un réseau, avec trois établissements au Québec.

Mais que voulez-vous, je suis incapable d’en dire du mal. L’amore è amore!

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