8 octobre 2020
Alfa Romeo Stelvio : l’Italie comme on l’aime
Par: Marc Bouchard

Photo FCA Canada

Je suis un grand italophile. En termes simples, il suffit que quelque chose provienne d’Italie pour que je m’enthousiasme rapidement. J’ai même passé les derniers mois à suivre des cours d’italien par le biais d’une application sur mon téléphone intelligent. Alors, quand on me propose de conduire une vraie italienne, difficile de dire non.

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Même si cette italienne n’est pas la plus sportive, n’a pas la réputation d’être la plus fiable et est largement tributaire d’une entente avec une compagnie américaine. Simplement dit, une Alfa Romeo. Peu importe les préjugés ou la réputation de la compagnie, je mets au défi quiconque a déjà conduit une Alfa moderne de ne pas sourire en parlant du plaisir de conduite.

Il est vrai que la petite 4C avait une allure un peu trop sportive et un confort douteux. Parlez-en à mon beau-frère qui m’accompagne souvent dans mes randonnées et qui se souvient encore avec douleur de son séjour dans l’habitacle de la petite 4C. Cette fois, cependant, on parle du Stelvio, l’utilitaire sport de la famille. Pas de position de conduite étriquée, pas de contorsions pour se glisser à bord ou en sortir et, surtout, pas de compromis sur le confort. Seulement un plaisir de conduite évident!

Une allure stylée

Une fois ces choses dites, il faut avouer qu’il est difficile de dire la moindre méchanceté sur l’allure du Stelvio. Basé sur la même architecture que la berline Giulia, il affiche une allure affirmée et raffinée.

Il faut, bien sûr, aimer Alfa Romeo pour apprécier la calandre en pointe et les phares allongés. Ajoutez à cela une ligne d’épaule bien musclée et vous aurez un VUS athlétique sans compromis. Pour ceux qui ne parlent pas designer, précisons que la ligne d’épaule est la ligne qui entoure la carrosserie de la voiture juste sous les glaces latérales et qui donne un certain relief à l’ensemble.

La partie arrière, arrondie, n’est pas sans rappeler quelques berlines japonaises, mais sa position surélevée lui confère plutôt un style unique. Bref, un véritable design de star.

Une qualité qui se répercute aussi sur l’habitacle, surtout que, pour 2020, on a repensé le tout. Meilleurs matériaux, tableau de bord moins chargé, nouvel écran multimédia, l’ensemble donne la même sensation que l’extérieur : oubliez les compromis, le Stelvio a du caractère et l’affirme haut et fort!

Caractère qui, faut-il le préciser, se retrouve aussi sous le capot et dans la direction. Parce que même si notre version d’essai n’était pas la surpuissante Quadrifoglio du haut de ses 505 chevaux, elle se tire quand même d’affaire avec une surprenante vélocité. Le moteur quatre cylindres de 2,0 litres suralimenté par un turbocompresseur à deux volutes développe 280 chevaux et un couple maximal de 306 livres-pied, ce qui est largement suffisant pour fournir des accélérations étonnantes.

Ce que l’on apprécie le plus toutefois, c’est la précision de la direction et l’extrême réaction des freins. Peu importe votre type de conduite, vous ne parviendrez pas à prendre le Stelvio en défaut. Il est vrai qu’en mode confort, il est plus calme et rassurant. Mais poussez le bouton ADN en mode sport (car oui, le choix des modes s’effectue au moyen d’un ADN), et vous aurez entre les mains une machine de précision.

Il faut dire que le Stelvio a beau avoir des qualités de VUS, il est davantage tourné vers la conduite dynamique. Son rouage intégral privilégie la propulsion lorsque l’adhérence est maximale, ce qui rend le véhicule encore plus amusant à conduire.

En résumé

Évidemment, tout le monde ne veut pas conduire une voiture de course. Alfa Roméo l’a bien compris. Oui, les suspensions sont rigides, et il faut apprécier le plaisir de la tenue de route pour savourer chaque moment au volant du Stelvio.

On s’assure cependant de conduire un véhicule qui s’affirme. Oubliez les VUS sans saveur et sans odeur de certains concurrents. Le Stelvio joue de sa personnalité avec arrogance et multiplie les sourires de son pilote.

Mais, car il y a un mais, les occupants arrière pourront peut-être trouver leur randonnée un peu trop aventurière. Et le propriétaire rendre visite un peu trop souvent à son concessionnaire en raison d’une fiabilité, disons-le, aléatoire.

Certaines personnes n’hésitent pas à porter des vêtements ou des souliers inconfortables, au nom de leur apparence et de la mode. Moi, je n’hésite pas à quelques sacrifices d’inconfort et de fiabilité au nom du plaisir de conduite. C’est exactement ce que le Stelvio me procure!

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