11 janvier 2018
Intimidation et harcèlement à la CSSH
Allégations non fondées, conclut l’enquête
Par: Le Courrier
Quelques représentants de la CSSH pendant une séance du conseil des commissaires : la directrice générale Caroline Dupré, le président Richard Flibotte, la vice-présidente France Martin et le directeur général adjoint Daniel Camirand. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Quelques représentants de la CSSH pendant une séance du conseil des commissaires : la directrice générale Caroline Dupré, le président Richard Flibotte, la vice-présidente France Martin et le directeur général adjoint Daniel Camirand. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les allégations d’intimidation et de harcèlement au sein du conseil des commissaires de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) ont finalement été jugées « non fondées » par le Protecteur de l’élève, Me Christian Beaudry, à qui le conseil avait confié le mandat de faire la lumière dans cette affaire.

Ces allégations faites au printemps dernier – et qui s’étaient retrouvées jusque dans les pages du Devoir – avaient levé le voile sur le climat houleux qui régnait entre les commissaires élus et les commissaires parents. Ces derniers se disaient « bâillonnés » par les dirigeants de la commission scolaire et incapables de faire leur travail correctement à cause de leurs manœuvres d’intimidation et de harcèlement.
Après plusieurs désaccords sur la personne à mandater, le conseil avait tout de même convenu de la nécessité de mener une enquête pour aller au fond de l’histoire. Le rapport de Me Beaudry a été déposé en septembre dernier pendant une séance du conseil des commissaires. Le rapport a conclu qu’il n’y avait pas eu d’intimidation ou de harcèlement de la part des personnes mises en cause, soit Richard Flibotte, France Martin, Daniel Camirand, Élyse Simard et Claude Boivin. Cette dernière aurait toutefois fait preuve d’un « exercice abusif » de son rôle de responsable de l’application du code d’éthique et de déontologie, a observé Me Beaudry, sans toutefois aller jusqu’à parler d’intimidation.
Du rapport de 94 pages, seules les conclusions de l’enquête ont été lues publiquement.
D’élue à employée
Un autre rapport sur une situation controversée avait aussi été déposé au conseil au même moment. Il s’agissait d’évaluer la situation de l’ancienne commissaire élue Amélie Loranger, qui a démissionné de son poste en novembre 2016, avant de se trouver un emploi comme agente de bureau à la commission scolaire.
Après avoir analysé toutes les étapes de ce changement, la substitut à l’application du code d’éthique et de déontologie, Me Madeleine Lemieux, a conclu qu’Amélie Loranger pouvait bel et bien postuler à cet emploi et qu’il n’y avait eu « aucun passe-droit et aucun favoritisme » dans le processus d’embauche.
Il s’agit donc de deux épines de moins dans le pied de la CSSH, qui avait vu ces allégations surgir à la fin de la dernière année scolaire, dans un contexte d’élection à la présidence de la Fédération des commissions scolaires du Québec, fonction à laquelle Richard Flibotte, président de la CSSH, aspirait.

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