7 décembre 2017
Mazda CX-5 
Amélioré encore un peu
Par: Marc Bouchard
Photo Mazda Canada

Photo Mazda Canada

J’ai toujours eu un faible pour le Mazda CX-5 depuis sa sortie. Ce n’est pas qu’il soit spectaculaire ou totalement meilleur que ses compétiteurs (par ailleurs fort nombreux et de plus en plus efficaces). Non, ce n’est que parce que le Mazda CX-5 a choisi de faire les choses autrement.

En termes de design par exemple, le CX-5 a été le premier à adopter un style un peu différent plus rond, moins camion que ses rivaux. Depuis, plusieurs l’ont rattrapé, mais le petit multisegment Mazda a été un des précurseurs dans ce domaine.
Autre grande qualité, et elle est toujours présente, c’est le plaisir de conduire. Chez Mazda, on l’a souvent dit, c’est la dynamique qui est la qualité la plus importante. Le petit manufacturier japonais ne s’en cache d’ailleurs pas : le célèbre Vroum Vroum continue d’être la clé de voute de sa promotion, même s’il mise désormais aussi sur l’économie de carburant.
Bref, le Mazda CX-5, malgré ses défauts, continue de bien se positionner dans un créneau toujours aussi populaire, celui des utilitaires sport et multisegment de petite taille. Et si on l’améliore avec les ans, tout le monde y gagne.
Au cours des derniers mois, c’est une foule de changements qui ont affecté le petit véhicule. On pourrait croire que les changements sont relativement mineurs. Pourtant, une fois l’ancien et le nouveau modèle stationnés côte à côte, on constate facilement que les lignes du nouveau venu ont été révisées, tout en respectant le design Kodo, désormais indissociable de Mazda. Les feux avant et arrière, par exemple, ont été redessinés afin de mieux s’intégrer à la nouvelle silhouette.
Les changements ont aussi affecté l’habitacle que l’on a totalement revu. Les nouvelles buses de ventilation sont plus jolies et plus larges, les détails de finition plus raffinés, on a même utilisé des surpiqures pour donner plus de style aux versions les plus haut de gamme. L’affichage tête haute dans le pare-brise est plus agréable et l’écran d’affichage multifonction et multimédia, bien qu’un peu petit, est plus clair que jamais.
Dommage que le système d’infodivertissement qui l’anime ne le soit pas, lui, plus clair. Son temps d’intervention est d’une longueur infinie (j’ai eu le temps de parcourir plusieurs centaines de mètres le matin avant que ce dernier ne daigne afficher son menu et connecter mon téléphone du même coup), l’ergonomie de fonctionnement est elle-même d’une grande complexité (il m’a fallu deux jours pour être capable de modifier l’heure d’hiver et pour que le système enregistre mes préférences), et le système de navigation par satellite m’a orienté du mauvais côté de ma destination à au moins deux reprises. Mauvaise moyenne pour quelques jours d’utilisation.
L’espace intérieur n’est pas non plus le plus abondant. Les places arrière sont correctes, sans plus, et mon grand Fiston de plus de 6 pieds 2 pouces trouvait mon siège et le plafond un peu trop rapprochés pour lui.
Un bon mot, cependant, pour la qualité de l’insonorisation du véhicule, définitivement une de ses grandes qualités générales. Fini de hausser la voix pour que tous les occupants nous entendent correctement (il y a bien mon épouse qui me faisait répéter souvent, mais j’ai davantage l’impression que cela relève de sa propre volonté plutôt que du bruit).
Sur la route
Alors, pourquoi ai-je un faible pour le Mazda CX-5? Tout simplement parce qu’il est agréable à conduire, parce qu’il donne de vraies sensations de conduite, ce qui n’est pas souvent le cas dans cette catégorie.
La direction est précise, le moteur 2,5 litres de 187 chevaux est vif et nerveux, et le système de contrôle vectoriel de la force (on se croirait dans Star Wars) qui permet notamment une plus grande stabilité en entrée de virage grâce à l’utilisation intelligente du couple du moteur, favorise une conduite plus dynamique sans trop de compromis.
Les suspensions bien calibrées ajoutent au confort, mais aussi aux sensations, alors que les freins… Disons simplement qu’ils sont peut-être perfectibles, puisqu’ils donnent parfois la sensation d’hésiter. Jamais en freinage d’urgence cependant, où ils s’affirment avec consistance.
Un dernier bon mot sur la consommation d’essence. Moi qui aie toujours reproché à Mazda sa forte consommation, je dois m’incliner devant les résultats obtenus grâce aux technologies Sky Activ. Une moyenne de 8,2 litres aux 100 kilomètres n’est pas mauvaise, tenant compte du rouage intégral du véhicule.
Il est vrai que ma version d’essai n’est pas exactement abordable à plus de 34 000 $. Mais les versions d’entrée de gamme ont beau être un peu moins performantes, elles n’en conservent pas moins les qualités du Mazda CX-5.

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