29 octobre 2015
Saint-Hyacinthe Technopole
André Barnabé confirmé au poste de dg
Par: Jean-Luc Lorry
Le directeur de Saint-Hyacinthe Technopole, André Barnabé. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le directeur de Saint-Hyacinthe Technopole, André Barnabé. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le conseil d’administration deSaint-Hyacinthe Technopole n’a finalement pas opté pour l’habituel ­processus d’embauche en vue de ­combler le poste de directeur général, vacant depuis sa création début avril.

Publicité
Activer le son

Les administrateurs ont préféré confirmer dans ses fonctions l’actuel directeur ­général par intérim, André Barnabé, pour prendre les commandes de cet organisme dont la mission première est de contribuer au développement économique de Saint-Hyacinthe.

M. Barnabé dispose d’une solide feuille de route. De 1994 à 1998, il fut commissaire industriel de la Corporation de ­développement économique et industriel de Saint-Hyacinthe. Par la suite, il occupa les fonctions de conseiller principal aux investissements pour le secteur agroalimentaire au Fonds de solidarité de la FTQ. Puis, il dirigea pendant 14 ans l’Alliance Boviteq, un centre privé de recherche en reproduction bovine situé à Saint-Hyacinthe.

« Nous recherchions un dirigeant qui connaît bien les dossiers locaux et qui ­dispose d’une bonne aptitude personnelle pour occuper ce poste. Il y a eu un vote ­unanime pour la nomination d’André », indique Bernard Forget, président de Saint-Hyacinthe Technopole.

Selon lui, le conseil n’a pas engagé la ­procédure classique de recrutement pour ne pas retarder la planification stratégique de l’organisme.

Parallèlement à son emploi, André ­Barnabé a siégé plusieurs années au conseil d’administration de la défunte ­Cité de la biotechnologie, agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale, un organisme apparenté à l’ancien CLD Les Maskoutains.

Rémunération

Comme directeur général intérimaire, André Barnabé percevait un salaire brut annuel de 156 000 $ sans aucun avantages sociaux.

À titre comparatif, l’ancien directeur ­général du CLD et de la Cité, Mario De Tilly recevait un salaire de 150 000 $ auquel s’ajoutait une contribution REER annuelle de l’employeur représentant 20 % de son salaire.

Selon Bernard Forget, le salaire et les conditions de travail du nouveau directeur général de Saint-Hyacinthe seront dans la moyenne de l’industrie. « L’une de mes ­attentes était que mes avantages sociaux soient les mêmes que ceux de l’équipe en place », a précisé André Barnabé, en entrevue au COURRIER. Si cela se confirme, sa contribution REER devrait donc se situer entre 5 et 7,5 % de son salaire annuel.

En mode recrutement

Doté maintenant d’une direction générale stable, l’organisme devrait divulguer ­prochainement l’identité de la personne qui occupera le poste de directeur ou de directrice du développement industriel.

« Nous avons reçu 28 curriculum vitae et sélectionné quatre candidatures que nous allons recevoir en entrevues », a indiqué M. Forget.

L’organisme devra également recruter un nouveau directeur du développement commercial. Rappelons que Sylvain ­Gervais a démissionné dernièrement de ses fonctions pour occuper un poste de ­directeur général à la Corporation de ­développement commercial et touristique de Granby et région.

« Nous sommes peinés de perdre un joueur du calibre de Sylvain », a commenté M. Barnabé.

En attendant de mettre la main sur la perle rare, M. Barnabé épaulera le conseiller au développement commercial, Cédric Meunier.

Les postes de contrôleur financier et de conseiller au développement industriel (vacant depuis le départ en mai de ­Philippe Barnabé, le fils du nouveau directeur ­général) restent aussi à pourvoir.

Conseil d’administration

Au lieu des onze membres annoncé lors de la création de Saint-Hyacinthe ­Technopole, le conseil d’administration comptera 13 personnes.

Bernard Forget sera entre autres ­secondé dans son mandat de président par l’avocat d’affaires, Normand Therrien (secrétaire), par le doyen de la Faculté de médecine vétérinaire, Michel Carrier (vice-président) et par le consultant en agroalimentaire, Jean ­Lalanne (trésorier).

Pour prendre des décisions éclairées, le conseil pourra compter sur trois comités consultatifs (tourisme, commerce et ­industrie) regroupant 25 personnes ­disposant d’expertises diverses.

image