3 janvier 2019
Carte blanche
Année charnière?
Par: Pierre Bornais
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L’année 2019 en est à ses premiers balbutiements et, à coup sûr, elle sera une année charnière partout sur la planète. L’économie mondiale connaîtra un cycle baissier après dix ans de croissance, aux quatre coins du globe des tensions sociales se développent et les conflits se multiplient.

Les problèmes humanitaires donnent naissance à une immigration vers des pays en paix ou plus riches, alors que le sentiment de rejet par les mieux nantis prend de l’ampleur.

Le discours unique et unidirectionnel qui a caractérisé le développement depuis la fin des grands conflits est remis en question dans plusieurs pays. Et il devra s’ajuster à cette nouvelle réalité de la communication directe entre les individus; il est maintenant possible de mobiliser de grands groupes via le cellulaire.

La gestion publique qui déclare que « les mécontents auront la parole au prochain scrutin » appartient au passé. L’adapter au changement devient de plus en plus une question de principe.

Au Québec, on a envisagé un scrutin à la proportionnelle. Mais l’immensité du territoire et la concentration de la population rendent l’exercice très difficile; c’est la démocratie qui pourrait y perdre. Depuis peu, un nouvel élément est apparu dans l’horizon politique, le référendum d’initiative citoyenne (RIC); la Suisse le compte déjà parmi ses outils démocratiques.

Toute question jugée d’intérêt public peut faire l’objet d’un référendum à tous les niveaux politiques – moyennant certaines règles – et sur toute question jugée d’intérêt. Et le résultat est contraignant pour les autorités concernées.

Voilà une innovation qui serait la bienvenue, notamment en politique municipale, et qui contraste avec l’écoute sans réelle compréhension qui énerve tant de citoyens.

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