6 juin 2013
Annie Moniqui et Valérie Welsh
Par: Le Courrier
Les athlètes olympiques Annie Moniqui et Valérie Welsh en compagnie de Denis Pouliot, d’Intact Assurances.

Les athlètes olympiques Annie Moniqui et Valérie Welsh en compagnie de Denis Pouliot, d’Intact Assurances.

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« On dirait que c’était hier. » Les athlètes Annie Moniqui et Valérie Welsh ne sont pas prêtes d’oublier l’expérience qu’elles ont vécue aux Jeux olympiques de Londres l’été dernier.

Mardi, l’haltérophile et la nageuse synchronisée étaient conviées sur la scène d’un autre genre de compétition, disons plus locale, qui a permis de constater l’implication des deux jeunes femmes dans la communauté maskoutaine.Depuis les Jeux olympiques, Annie Moniqui a repris l’entraînement et poursuit sa carrière d’athlète et de technicienne en réadaptation physique tout en épaulant la relève. « Annie est non seulement la fierté du Club La Machine Rouge, elle est aussi une source de motivation pour toutes les jeunes filles qui poursuivent le même rêve. Elle excelle dans ses études, dans son travail et dans son sport. Les filles veulent être comme elle », a témoigné son entraîneur Yvan Darsigny, heureux des expériences que lui permet de vivre sa protégée.Valérie Welsh a pour sa part pris sa retraite de la nage synchronisée, sans pour autant qu’il ne soit question que sa passion lui file entre les doigts. Entraîneuse auprès de l’équipe élite Les Vestales, Valérie passe le flambeau à la prochaine génération avec le panache qui a fait sa réputation. « Valérie trouve toujours le bon mot pour vous faire sentir important. Elle n’a pas bâti un monde autour d’elle; elle vit avec le monde qui l’entoure », a raconté son père, rappelant la persévérance dont sa fille a fait preuve pour entrer sur l’équipe canadienne par la grande porte.Même si elle quitte son équipe après avoir terminé au pied du podium olympique, Valérie Welsh ne conserve que de bons souvenirs de ces années d’efforts. « On est allé à Londres en voulant brasser les idées que les juges ont de notre sport. On repart les mains vides, mais on a peut-être changé notre sport », a raconté la jeune femme, qui vient tout juste de compléter sa première année d’études à la Faculté de Médecine vétérinaire. Chose certaine, en haltérophilie comme en nage synchronisée, les deux athlètes s’entendent pour dire que la relève maskoutaine est assurée. « Les plus jeunes sont meilleurs que nous à leur âge et ils ont plus de moyens à leur disposition. La jeunesse a énormément de talent. Ce sera beau de les voir plus tard », a conclu Annie Moniqui.

M-P.G.N

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