31 décembre 2020
Pour pouvoir jouer au hockey cet hiver
Anthony Beauregard se tourne à nouveau vers la ECHL
Par: Maxime Prévost Durand

Plutôt que de retourner comme prévu en Écosse pour s’aligner avec les Stars de Dundee (photo), Anthony Beauregard s’est tourné vers la ECHL pour la prochaine saison en raison de l’incertitude liée à la pandémie. Photo fournie par Anthony Beauregard

Le hockeyeur Anthony Beauregard devait retourner en Europe pour disputer une deuxième saison avec les Stars de Dundee, une équipe de la EIHL au Royaume-Uni avec laquelle il s’est aligné l’an dernier. L’incertitude quant à la tenue d’une saison de l’autre côté de l’Atlantique l’a toutefois amené à revoir ses plans et à renouer avec la ECHL, aux États-Unis, en se joignant plutôt au Thunder de Wichita.

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L’attaquant de Saint-Damase a déjà disputé deux parties avec sa nouvelle équipe alors que les activités de la ECHL ont été lancées partiellement un peu avant la mi-décembre. Cette ligue est la première de niveau professionnel à avoir entamé une nouvelle saison en Amérique du Nord.

« Je me sens chanceux de pouvoir jouer et je veux en profiter à 100 % », s’est exclamé Beauregard lorsque joint par LE COURRIER la semaine dernière.

Sa précédente expérience dans la ECHL, dans l’uniforme du Beast de Brampton, lui avait laissé un goût amer. Mais s’il voulait jouer cet hiver, il devait surmonter ce mauvais souvenir.

« J’avais signé avec Dundee pour un an de plus en avril. Je suivais ça attentivement [les répercussions de la pandémie]. Je discutais souvent avec le coach et ça s’enlignait pour que la saison soit annulée. À partir de là, j’ai regardé pour d’autres options en Europe, mais les chances de trouver un poste étaient minces parce qu’il y a beaucoup de joueurs là-bas et il y avait encore des doutes qu’il y ait une saison. Alors, je me suis dit pourquoi ne pas donner une autre chance à l’ECHL et peut-être avoir une bonne saison qui me permettrait d’avoir une opportunité avec une équipe de la LNH ensuite », a raconté l’athlète de 25 ans.

Avec son agent, Nicola Riopel, il a tâté le terrain auprès de différentes équipes cet été et le Thunder s’est avéré la meilleure option.

« Ce que je cherchais, c’était d’avoir une vraie chance [de me faire valoir], ce que je n’avais pas eu à Brampton, a-t-il poursuivi au bout du fil. J’ai eu une bonne discussion avec Bruce [Ramsay, l’entraîneur-chef du Thunder] et il m’a dit que j’allais avoir un gros rôle. C’est le vote de confiance que je cherchais pour retourner dans la ECHL. Et on m’a offert un bon salaire aussi. »

Le bonheur de jouer

Cette saison sera inévitablement différente. Pour limiter les déplacements, le Thunder n’aura que deux adversaires différents d’ici la mi-janvier, soit les Mavericks de Kansas City et les Americans d’Allen. Puis, dans les semaines suivantes, deux autres formations de la division pourront les affronter. Ensuite, on espère pouvoir lancer une saison plus normale avec des matchs face à l’ensemble des équipes du circuit.

Malgré cette situation, Anthony Beauregard voit les choses du bon côté. « Pourvu qu’on joue, on va être contents », a-t-il lancé.

Après avoir joint ses coéquipiers au début décembre, à la suite de l’annonce du lancement imminent de la saison, l’ancien capitaine des Gaulois du Collège Antoine-Girouard s’est plu à retrouver sa routine de match. Même la petite sieste d’après-midi lui a apporté un grand bonheur, a-t-il confié en riant.

Sur le plan du conditionnement physique, Beauregard est resté actif tout au long de la saison morte, que ce soit avec des entraînements à la maison que lui envoyait son préparateur physique Mario Beaulac dans les premiers mois de la pandémie ou en s’entraînant dans les gymnases et à l’aréna lorsque ces lieux ont pu rouvrir. Ses efforts lui ont permis d’afficher une bonne forme physique lors du premier match du Thunder, malgré un camp d’entraînement plutôt court.

Un remplacement à l’école Casavant

Dans l’attente d’une saison, Anthony Beauregard a pu partager son expérience avec les étudiants-athlètes du volet hockey de l’école secondaire Casavant plus tôt cet automne. Il avait été engagé par le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe pour un remplacement de quelques semaines.

« Ça a vraiment été le fun pour moi parce que c’est ce que je voudrais faire après ma carrière de joueur de hockey », a souligné le Damasien.

Il n’en était pas à sa première expérience du genre puisque, chaque été depuis quelques années, il est également engagé par le complexe Isatis Sport de Saint-Hyacinthe pour diriger des cours de son école de hockey.

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