15 août 2013
Héros du jeudi
Anthony J. Campbell
Par: Maxime Prévost Durand

Membre du Rouge et Or de l’Université Laval en volleyball, le Maskoutain Anthony J. Campbell a vécu ses plus beaux moments au cours de la dernière année lorsqu’il a goûté au championnat canadien universitaire. Retour en grand des Héros du jeudi, sous une nouvelle formule, avec un géant de 6’5″.

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Il y avait près de 20 ans que l’équipe de volleyball de Laval n’avait pas remporté le championnat canadien universitaire. Qu’est-ce qui a fait la différence cette année?

Je crois qu’un facteur a été marquant dans cette quête et c’est le fait que le championnat se tenait à Québec cette année, dans notre gymnase, un environnement qui nous est familier. Nous étions devant nos partisans et ils nous ont vraiment transmis leur énergie et nous ont amenés vers une victoire que l’on espérait, mais à laquelle on ne s’attendait pas vraiment. On avait une très bonne équipe, mais on n’était pas aspirants au titre. On a créé une belle surprise, je crois. Au niveau de la saison, on a également atteint un plateau important avec 100 victoires consécutives en saison régulière, un exploit qui s’est rarement vu dans le sport de haut niveau.

Quel a été ton rôle au sein de l’équipe?

À ma première année, j’agissais en tant que substitut puisque je n’avais pas beaucoup d’expérience en volleyball. Ça ne faisait que deux ans que je jouais sérieusement au niveau collégial AA, et non AAA, donc la marge était grande lors de mon arrivée au niveau universitaire. Cette saison, j’ai constamment challengé le 6 partant, en montrant que j’avais ma place au sein de l’équipe. En finale du championnat canadien, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de sauter sur le terrain et de créer un revirement dans le match (grâce à deux gros blocs au filet), ce qui a peut-être fait en sorte que l’on remporte finalement le championnat.

Quelle a été ta contribution aux succès de l’équipe?

La grosse partie de ma contribution, en tant que joueur de centre, se situe surtout au niveau défensif. Je dois réaliser des blocs importants au filet. Le pourcentage d’attaque au centre est très faible en comparaison avec les joueurs à l’aile. Le but principal du joueur de centre est de s’imposer au filet.

L’Université Laval est réputée pour son excellence sportive, était-ce un critère au moment de faire un choix?

J’ai essayé le tout pour le tout, tant qu’à jouer pour une équipe de haut niveau, je me suis dit que j’allais m’essayer avec la meilleure. Le Rouge et Or est dominant depuis plusieurs années déjà au volleyball. La qualité du programme universitaire, tant sur le plan académique que sur le plan sportif, était un critère lors de mon choix.

La combinaison sport et études au niveau universitaire, difficile?

C’est très très difficile. C’est dur de garder les priorités à la bonne place. Lorsque le sport occupe une place prédominante dans ta vie, lorsque tu es un étudiant-athlète, c’est dur de ne pas devenir un athlète-étudiant. Quand arrive la fin de session, c’est souvent en même temps que les championnats et on doit être extrêmement disciplinés. La rigueur est de mise tant au plan académique qu’au plan sportif. Il faut savoir bien gérer son temps. J’ai acquis beaucoup de maturité à ce niveau.

La plus grande qualité d’un joueur de volleyball?

Le niveau de concentration. On dit souvent que le sport se joue sur l’aspect mental, le volleyball ne fait pas exception à la règle. Par exemple, lorsque je suis arrivé sur le terrain lors de la finale, je savais qu’il y avait près de 4 000 personnes dans les estrades, nos partisans, et je devais faire une différence dans le match. C’était un des moments les plus stressants de ma vie, mais je devais faire abstraction de tout le reste et me concentrer sur le match.

Ton plus grand accomplissement?

D’avoir réussi à prouver que je pouvais faire partie d’une équipe comme le Rouge et Or. Et bien sûr d’avoir contribué à remporter le championnat canadien universitaire, c’est un moment que je n’oublierai jamais.

Maintenant que tu as la bague de champion canadien universitaire, quel objectif te fixes-tu pour les prochaines années?

Continuer à exceller dans ce que je fais le mieux, donner tout ce que j’ai et travailler avec acharnement lors des entraînements. Ça reste du sport de haut niveau, je ne peux pas m’asseoir sur les acquis, sinon ça me rattrapera.

Un sujet chaud à Saint-Hyacinthe est bien sûr la fermeture du Collège Antoine-Girouard, un acteur important dans les sports scolaires. Tu es à la fois un ancien du CAG et de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme. Qu’as-tu à dire aux jeunes sportifs qui feront la transition du privé vers le public?

Personnellement, cette transition m’a fait apprendre de nouveaux sports. Au départ, j’étais un joueur de hockey au CAG, mais lors de mon arrivée à la PHD, il n’y avait pas de concentration hockey. J’y ai alors découvert le volleyball, où j’ai pu me démarquer. Un nouvel environnement peut peut-être simplement les motiver de nouveau, qu’ils restent dans leur sport ou qu’ils en découvrent de nouveaux, afin de se surpasser et de s’améliorer.

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