20 février 2013
Anthony Kavanagh : Québécois pure laine
Par: Le Courrier
Après avoir <em>fait son coming out</em> dans toute la francophonie, Anthony Kavanagh <em>joue à domicile</em> avec un spectacle conçu pour le Québec.

Après avoir fait son coming out dans toute la francophonie, Anthony Kavanagh joue à domicile avec un spectacle conçu pour le Québec.

Cela fait 10 ans qu’Anthony Kavanagh planche sur ses projets en France à plein temps, mais l’humoriste n’a pas perdu ses réflexes québécois pour autant. En tournée dans le cadre de son spectacle Anthony Kavanagh joue à domicile il sera en prestation, le vendredi 1er mars, au Centre des arts Juliette-Lassonde, dès 20 h.

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Aussitôt descendu de l’avion par une température affichant les -30°C, l’humoriste ne cache pas avoir vécu un véritable « choc ». Il faut dire qu’Anthony Kavanagh a été épargné ces dernières années en matière de froid canadien, car cela fait quatorze ans qu’il n’a pas effectué de tournée au Québec.

Après avoir fait le tour du monde de la francophonie avec Anthony Kavanagh fait son coming out, l’humoriste revient à domicile avec un spectacle conçu pour le Québec. Et ce retour est important pour lui. Il a été de passage au cours des trois dernières années dans le cadre de galas Juste pour rire et le Grand Rire de Québec, spécialement pour préparer ce spectacle.« Les gens ont une image de moi il y a dix ans, dit Anthony Kavanagh. Il fallait que je les amène à connaître celui que je suis aujourd’hui. J’ai encore mon côté improvisateur, imprévisible et parfois cru. Mais il y a aussi l’homme que je suis aujourd’hui. Celui qui a roulé sa boss, qui a 24 ans de carrière, qui est papa et qui a vécu des moments plus difficiles. » Avec Anthony Kavanagh joue à domicile dans lequel il reprend 40 % de son spectacle précédant, Kavanagh présente un contenu produit spécifiquement à l’intention du public québécois. Ce qui n’a d’ailleurs pas été une tâche facile. Éloigné sur un autre continent avec peu de temps devant lui à consacrer à l’écriture, l’humoriste n’a pas eu d’autres choix que de faire ses devoirs et de bien s’entourer pour ne pas perdre le « réflexe québécois ».« Je voulais être bien encadré parce qu’il n’était pas question que je manque mon coup. J’ai fait le tour de la francophonie et je m’adaptais à chaque pays. Ce n’était pas normal que je ne sois pas là pour faire rire les gens du Québec, ceux qui m’ont donné ma première chance », explique-t-il.C’est la raison pour laquelle il a fait appel une fois de plus à Sylvain Larocque pour la script-édition ainsi qu’à Réal Béland pour la mise en scène. « Je voulais quelqu’un qui viendrait équilibrer. Sylvain a un côté très cérébral et plus organisé. J’avais besoin de quelqu’un qui amènerait de la folie et qui pourrait voir les choses que je ne voyais plus. Et ça, c’est Réal! »Fidèle à ses habitudes, l’humoriste exploite des thèmes universels, mais parfois controversés, tels que l’homosexualité et le racisme, sujet avec lequel il s’était fait connaître en 1990, de même que la liberté d’expression et la dictature. Mais il y va aussi avec des sujets du quotidien, tels que son nouveau rôle de père qui l’amène d’ailleurs à revisiter des contes pour enfants comme Cendrillon ainsi que les hommes à l’épicerie, sans oublier une gamme de personnages.« C’est un show physique, très rythmé. Et il n’y a pas de momentum. Ça commence tout de suite à pleine vitesse. Comme tout de suite un coup de pied dans la gorge! »Anthony Kavanagh poursuivra sa tournée jusqu’au printemps, après quoi il rentrera en Europe, en mai, pour roder son nouveau spectacle international qu’il prévoit lancer à Paris en novembre. Il promet toutefois d’être de retour au Québec bien avant un autre quatorze ans.

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