25 février 2016
Anticosti : une semaine chargée pour Chantal Soucy
Par: Le Courrier
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Le dossier de l’exploration pétrolière et gazière sur l’île Anticosti a mis sous les feux de la rampe la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, au cours de la ­dernière semaine.

À pas moins de trois reprises, la porte-­parole de la Coalition Avenir Québec en ­matière d’énergie a porté le message de son parti politique et a interpellé le gouvernement libéral dans ce dossier. Un dossier qui, aux yeux de Mme Soucy, est un symbole ­parfait de la désorganisation et de l’improvisation qui règne au sein du gouvernement. « Mon parti politique et moi-même en avons contre le changement de cap insensé et ­radical du premier ministre, qui multiplie depuis son voyage à Paris les déclarations malavisées concernant une éventuelle ­rupture du contrat autorisant le projet ­d’exploration du potentiel gazier et pétrolier sur Anticosti », a déclaré Chantal Soucy. « Il faut en effet rappeler que le gouvernement péquiste a signé ce contrat afin que Pétrolia puisse au moins évaluer les possibles ­réserves d’hydrocarbures qui se cachent sous le sous-sol de l’île. Il ne s’agit donc pas ici d’un contrat permettant l’exploitation sur Anticosti, mais d’une entente afin d’avoir l’heure juste sur l’ampleur de cette richesse naturelle! », a-t-elle poursuivi.

Que ce soit lors des périodes des questions où lors du dépôt d’une motion, la députée de Saint-Hyacinthe n’est jamais parvenue à ­obtenir une réponse claire et satisfaisante de la part du gouvernement à deux questions pourtant simples : le premier ministre va-t-il respecter la signature du Québec? Sinon, combien cela va-t-il coûter aux Québécois en pénalités et en frais d’avocats? « La vérité, c’est que le gouvernement s’enfonce de plus en plus dans un sable mouvant sans fin. Le premier ministre s’apprête non seulement à nuire à un projet potentiellement ­enrichissant pour le Québec, mais il ternit l’image du Québec auprès des investisseurs de partout dans le monde en refusant ­d’honorer un contrat signé en bonne et due forme », a affirmé la députée.

Mme Soucy a également souligné la ­sortie d’un ex-ministre libéral important, Marcel Dutil, qui a publiquement ­dénoncé le virage à 180 degrés de Philippe Couillard ­concernant Anticosti. « Cet homme, qui est de surcroît propriétaire d’une importante pourvoirie sur l’île Anticosti, un “bon” libéral, qui fustige le premier ­ministre, ça dit tout de l’isolement dans lequel se place le chef du gouvernement », a-t-elle ajouté.

Elle n’était donc pas surprise de voir le gouvernement refuser de débattre de la motion qu’elle a présentée mercredi. Cette motion demandait au gouvernement de respecter le contrat signé par le gouvernement du Québec, contrat ­permettant d’évaluer le potentiel gazier et pétrolier sur l’île d’Anticosti.

Mme Soucy a conclu en rappelant que la création de richesse au Québec devrait être la principale obsession du gouvernement Couillard, non pas déchirer un contrat, négocié et signé, dont les travaux ­pourraient générer des revenus majeurs pour le Québec au cours des prochaines années.

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