19 avril 2018
Carte blanche
Aparté sur la parité 
Par: Christian Vanasse

Depuis la toute première seconde où j’ai vu des matchs de la LNI à Radio-Québec, j’ai voulu pratiquer cet art-sportif. La beauté, la technique et même l’étude des statistiques avancées de cette discipline artistique me fascinent toujours autant, mais de ce temps-ci, c’est une autre dimension qui attire mon attention. 

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Depuis 1977, la parité homme-femme existe dans la Ligue nationale d’improvisation (LNI). On ne s’en est jamais vanté parce que ça fait tout simplement partie des fondamentaux. Et cerise sur le sundae de l’inclusivité, nos trophées sont non genrés.

On ne l’a jamais remis en question, et ce, malgré les époques, les changements dans le jeu ou la forme du spectacle. Si autrefois une Sylvie Legault devait s’imposer verbalement, même physiquement, pour faire sa place dans le carré de sable des Robert Gravel, Claude Laroche et Raymond Legault, elle pouvait aussi être appuyée par des Marie Michaud, Johanne Fontaine et Sylvie Potvin. Et aujourd’hui, vous pourrez voir briller une Sophie Caron au même niveau qu’un Réal Bossé ou une Salomé Corbo rivaliser également avec un Pier-Luc Funk. Mais dans toutes les ligues semblables à la LNI, où la parité n’existe pas, on utilise la bonne vieille excuse du genre : « On n’a pas assez de bonnes filles ». Résultat, y en a pas assez de bonnes filles! Y a souvent cinq gars pis une fille qui se retrouve à faire toujours les mêmes rôles : la blonde, la mère ou la potiche.

Si aujourd’hui à la LNI, on a tant de filles qui brillent, si le spectacle est si bon, si vivant et si pertinent, c’est en partie grâce à la parité qui n’a jamais été un frein, mais toujours un tremplin, pour tout le monde en même temps.
Vive la LNI!

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