15 octobre 2015
Apprendre à ne pas se mettre de pression
Par: Maxime Prévost Durand
« Je n’ai pas eu le début de saison espéré », a confié Louis-Philippe Simoneau.  Photothèque | Le Courrier ©

« Je n’ai pas eu le début de saison espéré », a confié Louis-Philippe Simoneau. Photothèque | Le Courrier ©

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a connu ses plus grands moments de gloire l’an dernier avec les Carabins de ­l’Université de Montréal. À sa saison ­recrue, il dominait à sa position et a mis la main sur la Coupe Vanier. Mais avec tous ces succès et les attentes qui viennent avec, l’athlète de La Présentation a dû apprendre à ne pas

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Il est le premier à le dire, il n’a pas connu le meilleur début de saison. Louis-Philippe a réussi 9 de ses 15 tentatives de placement, des statistiques en deçà de celles qu’il a présentées en 2014, alors qu’il avait terminé la saison avec 12 placements réussis en 16 tentatives.

« Je n’ai pas eu le début de saison espéré. Je pense que je me mettais de la pression sur les épaules. J’avais trop ça en tête et je n’ai pas bien commencé, mais je retrouve ma confiance et ça va de mieux en mieux », assure-t-il.

Le grand gaillard reste toujours l’un des botteurs les plus dangereux au sein du RSEQ. Il pointe au deuxième rang lorsqu’il est question du nombre de points ­marqués à cette position. Il en compte 45, incluant les transformations d’après ­touché et le point marqué sur les ­placements ratés qui ne sont pas retournés. Seul Dominic Lévesque, du Rouge et Or de l’Université Laval, en compte plus que lui, avec 59 points.

Dès le premier match de la saison, face au Rouge et Or, Louis-Philippe a raté deux de ses quatre tentatives de placement. Il est passé à côté des poteaux à quelques autres occasions dans les matchs suivants également.

« Habituellement, je les aurais eus, ­soutient-il. Il faut que je pense seulement au botté et ne pas me soucier du résultat. »

Cette constance quasi inébranlable qui avait fait sa marque de commerce à sa ­première campagne revient peu à peu. « J’étais un peu perdu. Au cours des dernières semaines, j’ai retrouvé mes repères en travaillant avec mon entraîneur, Denis Boisclair, et maintenant ça va bien. »

L’après Coupe Vanier

Pour la première fois de son histoire, les Carabins de l’Université de Montréal ont mis la main l’automne dernier sur la Coupe Vanier, le titre remis à la meilleure équipe du réseau universitaire canadien.

Au terme de cette saison de rêve, ­plusieurs vétérans, des leaders, ont quitté les rangs de la formation. Ces départs se sont fait ressentir dans le vestiaire, estime Simoneau. « Ça a paru, ils étaient des ­leaders. En début de saison, on a dû trouver notre identité. Maintenant, les gars se lèvent de plus en plus dans la chambre. »

Avant la semaine de relâche au sein de la ligue universitaire du RSEQ, une ­rencontre d’équipe « a permis de remettre certaines choses à l’ordre », indique-t-il. « On n’a pas super bien commencé la saison. Il y a eu des hauts et des bas dans l’équipe. On n’a pas la fiche qu’on voudrait avoir, mais je pense qu’on va finir la saison en force et arriver en série en confiance. »

Avec une fiche de 3 victoires et 2 défaites, les Carabins, deuxièmes au classement derrière Laval, sont au coeur d’une lutte très serrée avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke et des Redmen de McGill pour l’avantage du terrain en séries. Les trois équipes possèdent une fiche identique avec trois rencontres à disputer.

Les Bleus retrouveront l’action samedi à 14 h en accueillant le Rouge et Or au ­CEPSUM. Montréal affrontera par la suite l’Université Bishop’s et l’Université Concordia, deux clubs au bas du ­classement, lors de ses dernières sorties de la saison.

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