2 mai 2013
Des parents développent un projet d’école alternative
Apprendre autrement
Par: Le Courrier

Pourrait-il y avoir bientôt une nouvelle façon d’apprendre à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe? C’est du moins ce qu’espère un groupe de parents qui, bénévolement et de manière autonome, travaille depuis plusieurs mois à développer le projet d’une école publique alternative.

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Marie-Josée Piquette, Mélissa Lavallée et d’autres parents sont accompagnés dans leurs démarches par le Réseau des écoles alternatives du Québec (RÉPAQ), qui regroupe 31 établissements à travers le Québec.

« Une école alternative, c’est une école publique qui répond aux mêmes objectifs pédagogiques que les autres, mais en y parvenant autrement », résume Mme Piquette, elle-même maman de deux élèves du niveau primaire. Essentiellement, les écoles alternatives proposent un apprentissage au rythme des élèves et selon les défis que les enfants se donnent en fonction de leurs intérêts. L’école alternative laisse aussi une place importante aux parents, qui s’inscrivent au coeur du projet éducatif. Avec les enseignants et les enfants, les parents gèrent les différents comités de l’école. D’ailleurs, toutes les écoles alternatives du Québec sont nées à l’initiative de parents, de la même manière que le projet qui est sur les planches du comité maskoutain, fait remarquer Mme Piquette. « Pour donner un exemple concret, prenons un projet de construction de nichoirs d’oiseaux qui serait proposé par les élèves. Leurs lectures obligatoires seront celles qu’ils feront sur ce sujet et les mots de vocabulaire à apprendre seront ceux qu’ils identifieront dans le cadre de leurs lectures. Puis, l’assemblage pourra se faire un samedi dans le gymnase de l’école avec les parents qui auront préparé les morceaux de bois à la maison. Ainsi, l’enfant fait vraiment partie d’une communauté apprenante. Il y a des liens forts entre ce qui s’apprend à la maison et à l’école. »Bien conscient du contexte budgétaire difficile auquel font face les commissions scolaires au Québec, le comité note toutefois qu’il n’en coûte pas beaucoup plus cher pour transformer le mode d’apprentissage. « Il n’est pas question de construire une école, mais d’en transformer une ou encore de cohabiter dans une école, décrit Mme Piquette. Le financement des écoles alternatives est le même par enfant que celui des écoles régulières. Il s’agit d’utiliser les ressources autrement. »Selon le document déposé au Conseil des commissaires lors d’une présentation préliminaire du projet, les écoles alternatives favoriseraient le sentiment d’appartenance. La formule se traduirait en outre par l’augmentation du taux de réussite des élèves, particulièrement celui des garçons en raison du mode d’enseignement plus actif, des projets en lien avec leurs intérêts et de la présence de modèles masculins, non seulement grâce à la participation des parents, mais aussi grâce aux groupes multiâges, dans lesquels les plus vieux deviennent des modèles pour les plus jeunes. Notons que les écoles alternatives sont accessibles à tous, sans exclusions liées aux notes, aux moyens financiers ou à la capacité d’apprentissage. De fait, l’admission ne dépend que de l’adhérence des familles aux principes de l’école.D’ici au dépôt d’un mémoire plus complet à la Commission scolaire cet automne, le comité tiendra une rencontre d’information publique le 14 mai, dès 19 h 30, au Carrefour des groupes populaires (1195, rue Saint-Antoine).Puis, le 8 juin, le comité sera présent au parc Les Salines avec des parents et des élèves de l’Ecollectif, une école alternative située à Sherbrooke. Ce sera l’occasion pour le comité de prendre le pouls des parents quant au projet.Les parents qui souhaitent en savoir plus peuvent contacter le comité à projetnotreecole@hotmail.com. Pour plus de renseignements au sujet des écoles alternatives du Québec, visitez le www.repaq.qc.ca

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