20 septembre 2018
Toujours en quête de défis
Après le demi-marathon, Jani Barré s’attaque au marathon
Par: Maxime Prévost Durand
Jani Barré sera du départ du Marathon de Montréal pour la 7e fois dimanche. Après avoir complété le demi-marathon ces six dernières années, elle s’élancera cette fois pour le marathon. Photo Martin Lacasse

Jani Barré sera du départ du Marathon de Montréal pour la 7e fois dimanche. Après avoir complété le demi-marathon ces six dernières années, elle s’élancera cette fois pour le marathon. Photo Martin Lacasse

Tous ceux qui la connaissent de près ou de loin le savent, Jani Barré carbure aux défis. Même en fauteuil roulant, la femme de 39 ans ne cesse de repousser ses limites, après avoir été trop longtemps fragilisée par l’ostéogenèse imparfaite, une maladie qui lui a fracturé plus de 157 fois les os. Maintenant dans la meilleure forme de sa vie, la pétillante Maskoutaine s’attaquera à un nouveau défi dimanche, alors qu’elle comptera compléter son premier Marathon de Montréal.

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Au cours des six dernières éditions de l’événement montréalais, Jani avait parcouru, assise dans son fauteuil roulant, la distance de 21,1 km du demi-marathon. Il était toutefois temps pour elle de passer à l’autre niveau, soit de franchir les 42,2 km du marathon. « Je suis plus en forme que jamais en ce moment, donc je me suis dit que c’est cette année que ça allait se passer », affirme-t-elle dans un entretien avec LE COURRIER.

Il y a déjà près d’un an qu’elle se prépare pour ce prochain défi. Elle s’entraîne régulièrement au Club de boxe de Saint-Hyacinthe pour maximiser la force de ses bras, puis elle roule plusieurs kilomètres chaque jour dans les rues de Saint-Hyacinthe, beau temps mauvais temps, pour son cardio.

Avec deux courses à son actif cette saison, soit le 15 km du Défi Gérard-Côté à Saint-Hyacinthe et le demi-marathon de Longueuil cet été, elle voit déjà le fruit de ses efforts être récompensé. « À Longueuil, j’ai battu mon meilleur temps de huit minutes », souligne-t-elle avec fierté.

Pourtant, dans un passé pas si lointain à ses yeux, il n’aurait jamais été possible de franchir le fil d’arrivée d’un marathon, ce qu’elle s’apprête à faire dimanche. La maladie dont elle est atteinte ne lui permettait même pas de l’imaginer. « Chaque fois que je franchis l’arrivée, je n’en reviens pas parce que je recule dans mon passé et je me souviens que je me suis fracturé les bras plus de 50 fois, soutient-elle. J’étais en mode survie pendant plusieurs années. Je pouvais éternuer et me casser une côte. Ça ne fait pas si longtemps que ça que je vis. »
Armée de son positivisme quasi inébranlable, Jani Barré tentera par la même occasion de réaliser un exploit qui sera, semble-t-il, inédit. « Je serais la première femme canadienne à compléter le Marathon de Montréal en fauteuil roulant régulier », dit-elle, insistant sur le mot « régulier ». Gageons que l’émotion sera grande au fil d’arrivée! 

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