26 février 2015
Après le discours
Par: Pierre Bornais
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Au lendemain de la publication du « projet » municipal de participer à la relance du tourisme d’affaires à Saint-Hyacinthe, j’ai vécu une expérience que je veux partager avec vous.

Attablé dans un restaurant du haut de la ville, avec deux amis, qui ont vécu ici durant dix ans, je répondais à leurs questions sur l’évolution de la communauté.

Au café, je commençais à peine à leur faire part de la « nouvelle » de la semaine lorsque la serveuse, sans y être invitée, est vigoureusement intervenue dans la discussion.

« Tout cela, ce sont des menteries… il n’y a rien de signé… je le sais parce que mon patron – qui fait partie du comité (?) me l’a dit… le journal n’avait pas d’autres nouvelles… » Imaginez un instant notre surprise face à cette intervention.

D’autant plus qu’il n’avait pas été question jusqu’à ce moment d’évoquer certaines interrogations sur l’avenir de ce projet; comme l’a fait le rédacteur en chef par la suite.

Laissons de côté la « pertinence » de l’intervention de la serveuse, même si elle ne semble pas a priori usuelle dans un tel contexte.

Ce qui m’a frappé, c’est que – à sa manière – cette employée exprimait un sentiment présent dans la communauté : un manque de confiance à l’endroit de l’administration municipale. Voilà une illustration de la difficulté de gérer la chose publique au jour d’aujourd’hui.

Faut-il agir ou s’abstenir? Jusqu’à quel niveau? Et de quelle manière. Il semble qu’il y en aura toujours pour blâmer les décideurs pour leur inaction ou pour leur intervention dans le cas contraire.

Pour limiter le nombre des critiques gratuites, et sans doute leur ardeur, il devient impérieux pour le maire Corbeil de prendre la balle au vol et de faire preuve d’une grande transparence dans ce dossier délicat.

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