6 décembre 2018
Carte blanche
Après nous, le déluge?
Par: Pierre Bornais
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C’est à tout le moins ce que l’on pourrait croire face à l’inertie enregistrée aux quatre coins du globe dans la foulée du plus récent rapport des experts sur la situation climatique.

Mais il s’agit peut-être davantage d’un sentiment d’impuissance ressenti par chaque individu qui, pris dans la spirale de la consommation, ne sait pas comment réagir. Ceux qui espéraient que l’Accord de Paris permettrait de redresser la situation, du moins en partie, ont perdu leurs illusions.

Parce que la bonne volonté de 2015 a cédé la place au cynisme qui concentre tous ses efforts sur le développement économique, au détriment de la planète si nécessaire. Et le coup fatal est survenu quand le président des États-Unis a décidé de renier la signature de son prédécesseur, poursuivant en solitaire son rêve de grandeur. Tout en demeurant le deuxième plus grand pollueur de la planète, comme si son destin n’était pas directement lié au reste du monde.

Il y a bien sûr la rencontre de la COP24 qui réunit près de 200 pays jusqu’au 14 décembre et qui a renouvelé presque unanimement son appui au pacte de Paris. Mais on y retrouve plutôt des dirigeants de deuxième zone, sans grande influence sur le développement des affaires, littéralement « en vacances » au cœur de la Pologne, certainement le pays au bilan le plus négatif de toute l’Europe.

Et qui se disent bien démunis puisque leurs moyens sont limités et que, très souvent, la pollution qui nous menace n’est pas de leur fait. Il est vrai que beaucoup d’entre eux sont engagés dans une lutte pour la survie de leurs populations.

Pendant ce temps, toute notre attention est portée vers la période annuelle des réjouissances des fêtes de fin d’année. L’impasse est totale.

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