7 mars 2013
Assez, c’est assez…
Par: Martin Bourassa
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Retour sur le dossier de la fermeture annoncée du Collège Antoine-Girouard en tant qu’établissement d’enseignement privé.

Une question demeure : le Séminaire, par l’entremise de son bras financier que représente l’Oeuvre Antoine Girouard, en a-t-il fait assez?La réponse dépend bien sûr à qui vous posez la question. Du côté de la direction du CAG la réponse est clairement non; au Séminaire, c’est tout le contraire.Qui a raison? Un peu tout le monde. Le Séminaire en a fait beaucoup en 200 ans d’histoire pour soutenir sa mission d’éducation. Depuis les 20 dernières années, il a certes aidé à sa façon la corporation laïque qui a pris la relève.Cette corporation autonome avait-elle raison de frapper à la porte du Séminaire en cas de difficultés? Certainement. C’est logique et le réflexe premier compte tenu des liens naturels entre les deux entités, et étant donné que le CAG perpétue la tradition, l’héritage et la mission éducative du Séminaire. On peut aussi penser qu’en cas de nécessité, les corporations à la tête du Collège Saint-Maurcie et de l’École secondaire Saint-Joseph n’hésiteraient pas elles non plus à se tourner vers leurs communautés religieuses respectives, malgré le changement de garde qui s’est opéré.À la différence près que ces communautés n’ont pas toutes les mêmes moyens.Il a été démontré que l’Oeuvre Antoine Girouard est assise sur un pécule de 32,9 M$.C’est une somme colossale. Une somme qui fait croire à plusieurs que le Séminaire aurait pu et aurait dû en faire davantage pour soutenir un ultime plan de relance du CAG, question de tenter le tout pour le tout. L’Oeuvre a-t-elle besoin de tout cet argent pour soigner et assurer les vieux jours des prêtres et de ses différentes corporations?Certains prétendent que le Séminaire a largement (cela reste à prouver) fait sa part pour le CAG et qu’un moment donné, assez, c’est assez, qu’il faut savoir dire non. Quand je regarde les états financiers de l’Oeuvre, j’estime qu’en matière de placements accumulés qui dorment dans ses coffres, oui, assez, c’est assez.

M.B.

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