15 septembre 2011
Miel Gauvin et Les Ruchers Gauvin
Au service des abeilles, ces nobles bestioles!
Par: Le Courrier
Yves et Paul Gauvin

Yves et Paul Gauvin

La passion est contagieuse, dit l’adage qui, cette fois-ci, trouve sans problème sa justification. Chez les Gauvin, celle-ci est dirigée vers les abeilles, ces mal-aimées qui font pourtant partie de la grande famille des pollinisateurs, ces insectes dont dépendent 70 % des aliments produits sur terre.

Publicité
Activer le son

Natif de Saint-Thomas-d’Aquin, Charles-Auguste Gauvin était laitier de profession et apiculteur, par passion. Dès les années 30, il a commencé à s’intéresser à l’univers des abeilles en écoutant les bons conseils de l’abbé Lusignan, curé de sa paroisse natale.

Ses fils Paul et Yves ont repris le collier dans les années 60. Dès leur enfance, ils avaient été en contact avec des abeilles et ils en saisissaient bien l’utilité. C’est d’ailleurs grâce au revenu d’appoint apporté par la vente du miel que les 14 enfants de la famille étaient équipés pour aller à l’école, année après année.

Diviser pour mieux gérer

Les expertises de chacun des deux frères sont complémentaires. Paul Gauvin voit à la mise en marché de la vingtaine de produits issus du savoir-faire familial. Sur les tablettes de la boutique, annexée à la maison familiale, les miels de trèfle, de sarrasin, de fleurs sauvages et de bleuets côtoient le pollen, les bonbons, les chandelles en cire d’abeilles, etc.

Yves et ses fils, Philippe et Jérôme, s’occupent des 600 ruches en production pendant la belle saison ainsi que des 1 000 placées en hivernage pendant la saison froide. Ils vendent aussi des nucléus (petites colonies) aux producteurs. C’est cette diversification des activités qui a notamment incité les deux plus jeunes à devenir des associés de leur père et, éventuellement, la relève. « C’est un secteur où nous devons toujours être à l’affût, car ça bouge constamment. Les méthodes culturales ont entraîné certains de ces nombreux changements, mais aussi les maladies qui, bon an mal an, s’installent dans les ruches », indique Yves Gauvin.

Une progression constante

L’entreprise formée de deux entités juridiques, Miel Gauvin et Les Ruchers Gauvin, fournit du travail à cinq personnes à plein temps et à deux étudiants pendant l’été. La progression du chiffre d’affaires se situe à plus de 15 % par année du côté de la production et à près de 10 % du côté des ventes.

Le Québec produit 25 % de sa consommation de miel. Il y aurait actuellement près de 400 apiculteurs à l’oeuvre dans une soixantaine d’entreprises. Celles qui permettent à leurs exploitants d’en vivre auraient une valeur approximative qui se situe entre 500 000 $ et 800 000 $. « C’est un marché de niche où le fait de développer un lien de confiance avec ses acheteurs est essentiel, raconte Paul Gauvin. Notre marché, c’est la grande région de Saint-Hyacinthe et un peu Montréal. Nos produits y sont vendus dans quatre marchés publics, soit Jean-Talon, Atwater, Dollard-des-Ormeaux et, depuis peu, au marché public 440, à Laval. En plus des ventes à la boutique de la maison, une quarantaine d’autres établissements écoulent nos produits. » La famille Gauvin compte sur sa passion pour l’apiculture et sur son désir constant d’apprendre et de s’ajuster aux réalités mouvantes de son secteur pour poursuivre sa progression. « Nous ne comptons pas nos heures, nous croyons fermement en ce que nous faisons et nous avons eu, il faut bien l’avouer, un minimum de chance au fil des ans », conclut Yves Gauvin, au nom de tous les siens. Fiche signalétique Nom de l’entreprise : Miel Gauvin et Les Ruchers Gauvin Dirigeants : Paul, Yves, Philippe et Jérôme Gauvin Année de fondation : 1940 Municipalité : Saint-Hyacinthe Secteur d’activité : biotechnologie et agroalimentaire Marché : la grande région de Saint-Hyacinthe et Montréal

image