1 octobre 2020
Pandémie : un mois crucial devant nous
Aux portes de la zone rouge
Par: Martin Bourassa

La couleur de l’automne dans la grande région de Saint-Hyacinthe vient de tourner à l’orange depuis que le gouvernement a rehaussé les niveaux d’alerte dans l’ensemble du Québec dans l’espoir de briser la seconde vague du coronavirus.

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La réussite ou l’échec de cette stratégie sera citoyenne d’abord, puisqu’elle repose avant tout sur vos comportements individuels et les miens.

On ne peut pas toujours blâmer l’autre ou son voisin. Même que plus que jamais, il serait bien vu et approprié de s’en méfier, surtout si ce proche voisin réside en zone rouge où les bars, les salles à manger dans les restaurants, les salles de spectacle et les musées ne sont plus accessibles pour un mois.

Ce qui rend nos restaurants, nos bars, notre cinéma des Galeries St-Hyacinthe, notre Centre des arts Juliette-Lassonde et notre centre d’exposition Expression d’autant plus invitants pour les gens de Belœil, de Mont-Saint-Hilaire, de Longueuil ou même de Montréal.

Du coup, la visite de passage en quête de divertissement et de bons temps pourrait être tentée par d’autres attraits plus intéressants encore que les couleurs des arbres de la rue Girouard, du parc Les Salines ou de la promenade Gérard-Côté.

Saint-Hyacinthe et la MRC des Maskoutains sont ainsi peinturées d’orange contrairement aux municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal, de la région de la Capitale-Nationale, sauf Portneuf et Charlevoix, et de la région de Chaudière-Appalaches qui sont toutes passées au rouge flamboyant depuis minuit et des poussières mercredi soir.

Il ne faut pas tant voir dans ce jeu de couleurs qui nous favorise une façon de nous démarquer au plan commercial en attirant une nouvelle clientèle de la zone rouge qu’une obligation de respecter plus que jamais toutes les consignes en vigueur.

Pour votre information, la couleur orange de l’alerte modérée ne signifie pas que tout est beau pour autant en terres maskoutaines, bien au contraire. Elle signifie que la pandémie prend de l’ampleur ici aussi et que les hospitalisations s’accentuent. Que le risque de transmission est élevé et que des interdictions, des restrictions et des fermetures ciblées pourraient être décrétées au besoin dans des secteurs d’activités ou des milieux spécifiques.

Bref, François Legault a sonné la fin de la récréation et nous serons les prochains à écoper si les indicateurs ne s’améliorent pas de façon notable dans un proche avenir.

Nous devons donc tous redoubler de vigilance pour éviter l’étape suivante et le retour au grand confinement généralisé comme ce fut le cas le printemps dernier.

Le prochain mois s’annonce déterminant pour la suite des choses. Nous ne le dirons jamais assez.

Plus que tout, il faut préserver le réseau de la santé et éviter de chambouler davantage l’année scolaire en suspendant les classes du primaire et du secondaire. La première mesure de confinement prise au printemps est celle que Québec tente d’éviter à tout prix quelques mois plus tard.

C’est dire à quel point la stratégie a changé, à l’image du virus qui touche davantage les jeunes pour un paquet de bonnes et de mauvaises raisons liées bien souvent au laxisme dans le respect des consignes.

Il faut donc continuer de garder un œil sur la situation dans nos hôpitaux et dans nos écoles. Avec sa quinzaine de cas positifs et ses 364 élèves en isolement (soit près de 20 % de ses effectifs) la semaine dernière, la polyvalente Hyacinthe-Delorme nous a envoyé un très mauvais signal.

À Longueuil lundi, l’école secondaire Gérard-Filion a fermé ses portes à ses 1600 élèves jusqu’au 12 octobre après la découverte de 33 cas positifs chez ses élèves (26) et membres du personnel (7). C’est en quelque sorte la référence, la limite à ne pas atteindre afin d’éviter une fermeture.

Le reconfinement complet n’est pas une option. À vous de faire un effort supplémentaire, de vous gérer et de gérer votre voisin en conséquence.

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