30 juin 2011
Avertissement
Par: Martin Bourassa

Si vous prenez la route des vacances dans quelques heures ou quelques jours, je vous suggère une petite lecture d’été. Surtout si vous prévoyez passer d’agréables moments en famille dans un parc aquatique.

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Si vous prenez la route des vacances dans quelques heures ou quelques jours, je vous suggère une petite lecture d’été. Surtout si vous prévoyez passer d’agréables moments en famille dans un parc aquatique.

Ce n’est pas parce que des parcs sont ouverts au public et surveillés par des sauveteurs qualifiés que vos enfants sont nécessairement en sécurité. Souvenez-vous du Camping des glissades d’eau de Saint-Pie. Mais c’est aussi vrai dans des attractions touristiques de plus grande envergure. Pour vous convaincre, je vous invite à lire le rapport de la coroner Catherine Rudel-Tessier sur la noyade d’un enfant de neuf ans survenu au parc aquatique du Mont Saint-Sauveur le 23 juin 2010.On peut le consulter à l’adresse suivante : pdf.cyberpresse.ca/lapresse/mulumba.pdfC’est de loin le rapport le plus scandaleux que j’ai lu depuis longtemps. Les circonstances de cette malheureuse noyade sont révoltantes, et le mot est faible croyez-moi. On y apprend entre autres que malgré la disparition d’un enfant, personne n’a pensé à fouiller la piscine à vagues, ou même à arrêter le fonctionnement du générateur de vagues. Ensuite, qu’il aura fallu une heure pour retrouver la victime par hasard au fond de la piscine, mais que le premier sauveteur a préféré aller prévenir l’infirmerie plutôt que de repêcher le corps de l’enfant. « Que penser aussi de ce sauveteur qui plonge pour vérifier si ce qu’il voit au fond de la piscine est bien un enfant, puis sort de la piscine sans le ramener à la surface avec lui? », demande la coroner.Elle précise aussi que les sauveteurs devaient faire des relations publiques tout en surveillant le bassin. Ce dernier comptait aussi une zone problématique où le ressac était particulièrement sournois. Les employés avaient baptisé cet endroit « la trappe à kids ». Elle a drôlement bien fonctionné. Il me semble que nous ne sommes pas loin de la négligence criminelle, mais la coroner refuse d’utiliser ce terme. « Il est clair que les sauveteurs présents ont été avertis de l’absence d’un enfant qu’on avait vu pour la dernière fois dans la piscine à vagues. Qu’ont-ils fait? Rien. »Sur ce, passez de belles vacances…

M.B.

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