13 décembre 2012
Avis aux intéressés
Par: Martin Bourassa
Publicité
Activer le son

Je n’ai pas reçu de bulletin d’information ou d’invitation par la poste.

En tant que parent d’un jeune inscrit au hockey mineur local, on ne m’a pas contacté non plus. Heureusement qu’il y a Le Clairon…Dans le journal de mardi, la Ville avait réservé une publicité pour annoncer la tenue d’une séance d’information concernant le projet de construction de trois patinoires intérieures. Une publicité d’un quart de page à la page 12.Même pas une page complète. Un petit quart de rien du tout pour inviter toute personne intéressée à se rendre au centre des arts Juliette-Lassonde le 18 décembre à 19 h.Bien hâte de voir comment d’intéressés y seront et surtout ce qu’il y aura d’intéressant à entendre puisque la Ville a clairement déjà pris la résolution de céder la gestion de trois glaces sur quatre à l’entreprise privée. On informera les intéressés, mais on ne les consultera pas. À quoi bon le faire quand le privé est prêt à investir 15 M$ chez nous?Même si elle se dit sensible aux préoccupations des utilisateurs, la Ville a décidé de faire à sa tête. Elle a mandaté une firme d’architectes pour valider l’agrandissement et la conversion du stade C.-A.-Gauvin et prévu une dépense de 200 000 $ pour déplacer une conduite d’égout pluviale à l’endroit où doit être érigé l’aréna à trois glaces.Son idée est faite et elle restera de glace devant les critiques le 18 décembre.Ainsi va la vie sous l’administration Bernier qui a sans cesse délaissé la mainmise municipale sur les services publics ces dernières années. On l’a vu avec l’abandon de la Sûreté municipale au profit de la Sûreté du Québec (dont les coûts explosent soit dit en passant) et avec la multiplication de corporations municipales qui fonctionnent sans trop de redditions de comptes à la Ville qui les finance, du moins sur ses faits et gestes.Dans le dossier des arénas, certains s’étonneront peut-être du désintérêt manifeste des syndicats de la Ville qui regardent sans rouspéter le privé s’incruster davantage dans les affaires de la municipalité. Personnellement, il y a longtemps que j’ai arrêté de me surprendre ou de m’étonner du silence des agneaux.

M.B.

image