21 mars 2019
Entre les lignes
Avis de recherche
Par: Le Courrier

Si l’on tient pour acquis que notre palais de justice sera bel et bien relocalisé sur une base temporaire advenant la reconstruction complète de l’immeuble actuel situé sur la rue Dessaulles, examinons quelles seraient les options réalistes. On jase.

Au centre-ville, on ne voit pas de solution existante et rapide qui répond à deux critères essentiels, soit la dimension – à savoir 43 000 pieds carrés – et les places de stationnement, au minimum 60, dont 30 qu’il est possible de mettre à la disposition exclusive du palais de justice. L’ancienne maison du bingo maskoutaine est trop petite et on écarte malheureusement pour les raisons déjà évoquées l’ancien immeuble de la Fédération des caisses Desjardins Richelieu-Yamaska. Ça fait pas mal le tour.

Plus au nord de la Ville, certains considèrent que les trois étages présentement vides dans le nouveau complexe Johnson lié à Marc Bibeau sont une option valable. Ce serait plutôt étonnant dans la mesure où les palais de justice sont habituellement situés dans des locaux exclusifs, sans autres locataires. Imaginez un peu le décorum si jamais le palais de justice devait se situer à l’étage d’une tour de bureaux qui abrite au rez-de-chaussée un restaurant et une crèmerie. Cela ne fait pas très sérieux.

Parmi les immeubles qui ont un certain potentiel dans le secteur environnant, on pense bien entendu à l’ancien Super C du Groupe Robin. L’immeuble loge depuis un certain temps un marchand de meubles, mais dans la mesure où Québec serait intéressé, la reconversion de l’immeuble et l’ajout d’un étage ou deux ne devraient pas provoquer une longue réflexion. Un autre édifice avec un certain potentiel, voire un potentiel certain, serait le Provigo du boulevard Casavant, dans la mesure où Loblaws aurait dans ses plans de fermer boutique éventuellement. Rien ne dit que c’est effectivement le cas, mais cet emplacement est assez stratégique.

Bien entendu, il y a aussi d’autres options à considérer du côté des terrains à développer, mais dans la mesure où le gouvernement est pressé, et qu’il recherche une solution rapide et clés en main, on a vite fait le tour du jardin. Tout ça pour dire que ça regarde mal pour notre centre-ville, à moins d’une surprise. On vous aura prévenu.

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