24 janvier 2013
Baisse des ventes résidentielles en 2012 à Saint-Hyacinthe
Par: Le Courrier

Selon la base de données provinciale des courtiers immobiliers, la Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe indique que 525 ventes de propriétés résidentielles ont été conclues en 2012 dans l’agglomération de Saint-Hyacinthe, une diminution de 6 % par rapport à 2011.

« L’année 2012 marque une première baisse d’activité en quatre ans dans la région de Saint-Hyacinthe », fait remarquer Pierre Tanguay, administrateur de la Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe et porte-parole de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) pour cette région. « Cela n’a toutefois pas empêché la copropriété d’enregistrer un nouveau record de ventes en 2012 », ajoute-t-il.

Les 140 transactions de copropriétés effectuées en 2012 représentent une croissance de 19 % par rapport à 2011 et un nouveau sommet pour cette catégorie dans l’agglomération de Saint-Hyacinthe. L’activité s’est toutefois repliée dans les deux autres catégories de propriété. Les ventes de maisons unifamiliales (311 transactions) ont reculé de 12 % en 2012 et celles de plex (66 transactions) de 16 %. Les huit ventes de fermettes complètent le bilan de 2012 du marché immobilier résidentiel dans l’agglomération de Saint-Hyacinthe. Le prix médian des maisons unifamiliales vendues en 2012 a légèrement fléchi (-2 %) par rapport à 2011 pour atteindre 197 000 $ et celui des copropriétés a crû de 3 %, pour atteindre 159 900 $. Notons finalement que les délais de vente moyens se sont allongés en 2012. Les maisons unifamiliales ont trouvé preneur en 98 jours en moyenne (+15 jours) et les copropriétés en 139 jours (+21 jours).

Un quatrième trimestre qui n’a pas fait exception

Au cours du quatrième trimestre de 2012, les ventes se sont également repliées (- 5 %) dans l’agglomération de Saint-Hyacinthe, alors que 118 transactions ont été réalisées par des courtiers immobiliers. Les ventes de maisons unifamiliales ont accusé un recul de 21 % par rapport au même trimestre en 2011, alors que la copropriété a continué sa lancée, avec une croissance des ventes de 34 %.

Marché immobilier au Québec : légère augmentation des ventes en 2012

Selon la base de données provinciale des courtiers immobiliers, la FCIQ indique qu’au Québec, 77 463 ventes de propriétés résidentielles ont été enregistrées en 2012, soit 292 transactions de plus qu’en 2011. Pour la première fois depuis 2009, l’unifamiliale a été la plus dynamique. En effet, elle a été la seule catégorie à connaître une croissance des ventes, alors que 54 079 maisons ont changé de main, soit une augmentation de 1 % relativement à 2011.

Le marché de la copropriété a plutôt connu un ralentissement de 2 %, avec 16 358 ventes conclues, tandis que les plex ont affiché une diminution de 3 %, avec 6 607 transactions. Géographiquement, les meilleures performances en 2012 ont été observées dans des agglomérations dont l’économie repose principalement sur l’exploitation de ressources minières et énergétiques telles que les agglomérations d’Amos, Thetford Mines, Val-d’Or, Sorel-Tracy, Baie-Comeau et Matane qui sont parmi celles ayant affiché les plus fortes croissances des ventes résidentielles, toutes supérieures à 14 %. Ailleurs dans la province, soulignons les résultats de Sainte-Agathe-des-Monts, Mont-Tremblant, Saint-Lin-Laurentides, Victoriaville, Sainte-Marie, Montmagny et Cowansville, où la croissance des ventes a été d’au moins 10 % en 2012.Le nombre d’inscriptions en vigueur a fortement augmenté au Québec en 2012, où en moyenne près de 65 000 propriétés résidentielles étaient à vendre par l’intermédiaire d’un courtier immobilier, soit une hausse de 9 % par rapport à 2011. « Avec l’augmentation du nombre de propriétés offertes, les conditions de marché se sont détendues dans plusieurs régions de la province, surtout pour la catégorie de la copropriété, dont les acheteurs étaient avantagés lors des négociations dans plusieurs régions de la province », explique Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ. Le prix médian des unifamiliales a poursuivi sa progression en 2012 au Québec. La moitié des propriétés de cette catégorie se sont vendues à un prix supérieur à 224 372 $, soit une hausse de 3 % en comparaison du prix médian de 2011. Il s’agissait du rythme de croissance le plus faible depuis le début des années 2000. Les six régions métropolitaines de recensement (RMR) ont affiché des hausses de leurs prix médians, et ce, pour chacune des trois catégories de propriété. Le marché immobilier québécois a connu une année 2012 en deux temps : les deux premiers trimestres de l’année ont connu une augmentation des ventes alors que les troisième et quatrième trimestres ont affiché des diminutions. « L’année 2012 a été marquée par un resserrement des règles de l’assurance prêt hypothécaire réduisant la période maximale d’amortissement pour les nouveaux prêts hypothécaires assurés à 25 ans. La qualification au financement est devenue plus difficile pour certains premiers acheteurs en deuxième moitié d’année », justifie M. Cardinal.

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