25 juin 2015
Bar à pain : où est le scandale?
Par: Le Courrier
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À l’heure où la propriété intellectuelle (brevets, marques, droits d’auteur, etc.) est plus que jamais omniprésente dans le monde d’aujourd’hui et que 95 pays – ­industrialisés et moins industrialisés – ont déjà adhéré au système international de protection des marques, celles-ci restent encore grandement méconnues dans notre pays.

Agente agréée de marques de ­commerce, je protège et défends les marques de mes clients à l’échelle ­internationale depuis 30 ans. Je suis ­toujours étonnée de voir qu’au Canada, les fondements mêmes de la propriété intellectuelle et de leur impact ­économique soient encore si abstraits, voire méprisés.

Car les actifs intellectuels ont une ­valeur commerciale réelle et procurent un avantage concurrentiel important que l’entreprise se doit de sécuriser et ­défendre.

La marque de commerce, par exemple, est bien plus qu’un outil marketing. Elle est un important moteur économique, le gage de réputation et d’intégrité de ­l’entreprise. Elle génère des revenus ­récurrents en raison du précieux ­achalandage qui se construit grâce à elle.

Or, copier ou imiter une marque, ­volontairement ou non, a pour effet de détourner l’achalandage et de faire perdre des profits à l’entreprise. En d’autres termes, c’est profiter du fruit des efforts du propriétaire de la marque.

Alors que nous jugerions inconsciente une entreprise qui négligerait d’assurer ses biens ou de munir son commerce d’un système d’alarme, comment ­peut-on lui reprocher de sécuriser son chiffre d’affaires en protégeant et ­défendant sa marque de commerce ?

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