24 novembre 2011
Embauches à la Ville
Barré veut des Maskoutains
Par: Le Courrier
Bernard Barré

Bernard Barré

Les plus récentes embauches à la Ville de Saint-Hyacinthe ne font pas toutes le bonheur du conseiller du district La Providence, Bernard Barré. À la séance du conseil municipal de lundi, il s’est vivement opposé à ce que trois candidats de l’extérieur soient préférés à des Maskoutains pour occuper des postes cadres.

« C’est quelqu’un de Montréal qui ne connaît rien à Saint-Hyacinthe qui va venir nous dire c’est quoi notre orientation? », a lancé le conseiller Barré lorsqu’une première proposition d’embauche l’a fait bondir de son siège. Le conseil s’apprêtait à accorder le poste d’agent de développement à la culture à Louise Brunet, une Montréalaise. Les deux propositions suivantes ne lui plaisaient pas davantage. « Je vais voter contre une fois pour les trois », a-t-il annoncé.

Le traitement des points inscrits à l’ordre du jour sous la rubrique « Ressources humaines » s’annonçait pourtant bien puisque le conseil venait tout juste de saluer le retour de Sylvain Giard à la Ville de Saint-Hyacinthe. M. Giard, qui cumule 23 ans d’ancienneté à la Ville, prendra en charge la nouvelle direction des Ressources humaines (traitement : 96 059 $), lui qui a longtemps agi comme chef de la division des Ressources humaines, qui a été abolie au début de l’automne. Il avait laissé son poste en mai 2007 pour devenir directeur des Ressources humaines à Saint-Bruno, une ville défusionnée, après quoi il a occupé les mêmes fonctions à Drummondville à partir de septembre 2009.Le climat, donc, a soudainement changé lundi soir au moment de la nomination de Mme Brunet au développement de la culture (salaire : 63 571 $) en remplacement de Christine Poirier, maintenant directrice générale de la Fondation Aline-Letendre. Le conseiller Barré a fait valoir que de nombreux candidats de Saint-Hyacinthe avaient posé leur candidature à ce poste. « Ça ne prend pas des diplômes à tout casser pour ce poste-là, mais ils ont pris quelqu’un de Montréal qui est d’une culture différente (…). Pour les trois postes, ils ont choisi des gens de Montréal, Saint-Césaire et Brigham. On es-tu si sans-dessein que ça à Saint-Hyacinthe pour ne pas être capable de travailler dans notre ville?, a-t-il renchéri.M. Barré a fait remarquer que le comité de sélection était composé de 10 fonctionnaires mais d’aucun élu, ce qu’il trouve anormal. « Nous, on est des politiciens, c’est à nous de protéger nos citoyens. On doit être les chiens de garde de nos citoyens (…). Il faut arrêter de donner carte blanche à nos fonctionnaires », a-t-il soutenu avant de réclamer une révision de la politique de recrutement.Le maire, Claude Bernier, lui a répondu que le principe en vigueur à Saint-Hyacinthe dans l’embauche était très simple. « Nous prenons les meilleures personnes disponibles. Le conseil peut changer de façon de faire, mais jusqu’ici, c’est comme ça », a-t-il répliqué. Le conseiller du district Sainte-Rosalie, Donald Côté, a mis fin au débat en déclarant qu’il supportait entièrement le comité de sélection dans son travail.Le conseil a ensuite procédé, sur division, à la nomination de Michel Samson, de Saint-Césaire, au poste de coordonnateur en contrôle de qualité (salaire : 70 196 $), puis à celle de Julie Séguin, de Brigham, à titre de contremaître au département Parcs et Horticulture (salaire : 68 025 $).Mais il n’y a pas eu que des embauches à la séance de lundi. Le conseil a congédié un pompier à temps partiel, André Cusson, qui faisait partie de la brigade de Saint-Hyacinthe depuis 1988. M. Cusson avait déjà fait l’objet d’une suspension en juillet 2011. Des comportements inadéquats, dont des manquements à l’assiduité, sont à l’origine de ce renvoi, a fait savoir le directeur général Louis Bilodeau.@ENCART:On es-tu si sans-dessein que ça à Saint-Hyacinthe pour ne pas être capable de travailler dans notre ville?

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