23 avril 2015
Poste d’ingénieur de projets
Barré voulait le candidat maskoutain
Par: Benoît Lapierre
Le conseiller Bernard Barré a poursuivi sa ­croisade en faveur des embauches de ­Maskoutains. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le conseiller Bernard Barré a poursuivi sa ­croisade en faveur des embauches de ­Maskoutains. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Bernard Barré a encore bondi de son fauteuil au conseil municipal pour ­critiquer publiquement l’embauche d’un non-résident à la Ville de ­Saint-Hyacinthe.

publicité

Lui qui a pris l’habitude de défendre les candidatures maskoutaines lorsqu’elles sont écartées à la fin d’un processus de sélection a récidivé lundi soir.

Cette fois, il a critiqué le comité de ­sélection pour avoir recommandé aux élus, au terme d’un long processus, ­d’engager le candidat finaliste de l’extérieur plutôt que celui de Saint-Hyacinthe pour occuper le nouveau poste d’ingénieur de projets au service du Génie.

Le conseiller M. Barré a même rabroué au passage le maire Claude Corbeil, qui a fait mine de vouloir abréger son discours. « C’est confirmé, vous êtes contre. Est-ce qu’on peut conclure? », est intervenu le maire Corbeil au bout d’un moment.

« Ça fait sept minutes que je parle, vous ne pouvez pas m’interrompre. Il me reste deux minutes, et notre candidat de Saint-Hyacinthe nous écoute à la télé », a ­répliqué Bernard Barré, faisant allusion à une règle de fonctionnement que s’est donné le conseil.

Selon lui, le comité de sélection a contourné une autre règle établie, celle sur le recrutement voulant que face à deux candidats à compétences égales, le candidat local était toujours préféré à l’autre. Lundi, c’est finalement Mathieu Chapdelaine, un résidant d’Austin, dans les Cantons-de-l’Est, qui a été engagé comme ingénieur de projets, au grand dam de M. Barré. M. Chapdelaine était à l’emploi de la Ville de Sainte-Julie depuis 2010.

M. Barré s’était d’abord prononcé contre l’ajout d’un poste d’ingénieur de projets à la Ville, estimant que les temps n’étaient pas à l’augmentation des ­effectifs. « Ce n’est une surprise pour ­personne, c’est ce que j’ai dit quand on nous a proposé une restructuration, l’été passé. Un troisième ­ingénieur à 90 000 $, je n’étais pas pour ça », a-t-il expliqué.

Après la séance, LE COURRIER lui a ­demandé ce qu’aurait été sa réaction si le comité de sélection avait finalement ­recommandé l’embauche du candidat maskoutain. Serait-il demeuré opposé à l’engagement d’un troisième ingénieur? « J’aurais été déchiré. Mais j’avoue que, sincèrement, j’aurais voté en faveur de l’engager, tellement j’aurais été content. Ça aurait été tellement intelligent ­d’encourager notre monde », a-t-il ­répondu.

Au point de presse qui a suivi, le ­directeur général de la Ville, Louis ­Bilodeau, a expliqué que les deux ­candidats finalistes étaient presque nez à nez, mais qu’ils n’étaient pas tout à fait à compétences égales. « En plus de posséder des habiletés en communication, le candidat retenu possède une expertise dans le monde municipal. Cette personne-là se démarquait », a-t-il expliqué.

L’ingénieur Chapdelaine a été choisi parmi 51 candidats, après un deuxième appel de candidatures. Huit d’entre eux, dont deux de Saint-Hyacinthe, avait été invités aux entrevues.

image