19 septembre 2019
Entre les lignes
Barry et les négos
Par: Le Courrier

La semaine de travail de quatre jours, la liberté de choisir ses vacances en dehors des deux semaines de fermeture annuelle d’été et un régime de retraite bonifié ne sont que quelques-unes des demandes qui ont été formulées à l’employeur par les employés de la chocolaterie Barry Callebaut.

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Demandez et vous recevrez, dit l’Évangile. Cette formule n’est pas toujours exacte dans la vraie vie, mais rien n’empêche de demander. Même la lune.

C’est pourquoi il ne faut pas trop se formaliser avec les demandes syndicales en vue du renouvellement de la convention collective des employés de la Barry Callebaut. Personnellement, je trouve que le syndicat joue bien ses cartes jusqu’ici puisque les négociations semblent se dérouler assez rondement. Du moins plus rondement que lors des négociations entourant le renouvellement du dernier contrat de travail qui a pris fin cet été. Si elles s’étaient amorcées en août 2014, ce n’est qu’en juin de l’année suivante qu’une entente était intervenue.

Au niveau pécuniaire, le syndicat réclamait à ce moment des hausses salariales de 5 % par année, avant de se satisfaire d’une augmentation annuelle de 2,5 %.

Des augmentations annuelles de 5 % pendant trois ans, c’est justement ce qu’exige le syndicat dans ses demandes salariales de 2019, selon ce que nous avons appris de source syndicale.

Déjà, les moyens de pression n’ont pas tardé et les parties se sont déjà entendues sur les clauses normatives. Il resterait donc uniquement le côté salarial à régler. Ce n’est jamais une simple formalité, mais il est permis de penser que les tractations à ce sujet ne vont pas s’éterniser. Tant mieux. Barry Callebaut est l’un des gros et des bons employeurs à Saint-Hyacinthe.

Au classement des 200 plus grands employeurs de la MRC des Maskoutains qui sortira le 10 octobre, il figure au 10e rang avec ses 528 employés.

Et il ne montre aucun signe de ralentissement ou de décroissance. Au contraire, selon les employés. Ceux-ci profitent déjà d’emplois de qualité et de conditions de travail qui le sont tout autant.

Nul doute que ces dernières le seront encore davantage au terme des présentes négociations.

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