18 février 2021
Vente du restaurant Ti-Père
Beauward en voie de remporter la mise
Par: Martin Bourassa

Marc Bibeau, de Beauward Immobilier et des Galeries St-Hyacinthe, est en voie d’acquérir l’ancien restaurant Ti-Père et son terrain stratégique situé à l’intersection des boulevards Laframboise et Casavant à Saint-Hyacinthe. Photothèque | Le Courrier ©

Coup de théâtre dans le dossier de la vente de l’immeuble commercial qui abritait jusqu’à tout récemment le restaurant Ti-Père de Saint-Hyacinthe.

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Alors que se dessinait une transaction entre le Groupe Rodier de Saint-Hyacinthe et René Pelletier, propriétaire de la bâtisse et du terrain situés à l’intersection des boulevards Casavant et Laframboise, un deuxième joueur, et non le moindre, est entré en scène : Marc Bibeau, propriétaire de Beauward Immobilier et des Galeries St-Hyacinthe.

Ce dernier est sur le point de conclure cette transaction, dont la valeur se situe autour de 3 M$, a confié au COURRIER une source bien au fait de cette transaction.

Joint par LE COURRIER, André Brochu, directeur des Galeries St-Hyacinthe, n’a pas caché sa surprise et son inconfort face aux questions du COURRIER

« Je ne nie pas qu’il y ait eu des approches, mais ce n’est pas encore réglé et nous ne voulons pas rater notre coup, a-t-il dit. Il reste des vérifications [diligentes ou préalables] à faire, mais nous avons effectivement une entente de principe. Je ne peux pas faire plus de commentaires pour l’instant. Les nouvelles vont vite… »

Du côté du vendeur, on se garde aussi une petite gêne dans les circonstances.

« La première offre [Rodier] que nous avons reçue est tombée et nous voilà de retour à la case départ, a commenté Annie Pelletier, fille de l’homme d’affaires. Nous avons accepté une deuxième offre [d’un autre promoteur], mais je ne dirai pas si c’est de Marc Bibeau, de Robin [Groupe Robin] ou d’un autre. Nous ne sommes pas inquiets ni stressés par la suite des choses. Il s’agit d’un emplacement de choix et c’était certain qu’il y aurait de l’intérêt. »

De l’intérêt, Dominic Rodier, président du Groupe Rodier, en a eu dès qu’il a su que René Pelletier avait donné le mandat à un courtier immobilier de vendre discrètement sa propriété l’automne dernier. Comme nous le rapportions avant la fermeture définitive du restaurant en novembre, il a été le premier à déposer une offre à la famille Pelletier.

Elle était cependant conditionnelle à l’implication du Groupe Jean Coutu. Or, il appert que les négociations de M. Rodier avec Jean Coutu, propriété du géant de l’alimentation Metro depuis 2017, ont été rendues difficiles en raison du lock-out qui a perturbé pendant sept semaines les activités de centre de distribution de Varennes l’automne dernier.

« Mon option d’achat a pris fin le 15 janvier et elle n’a pas été renouvelée, a confié avec philosophie Dominic Rodier au COURRIER. Jean Coutu avait d’autres priorités. Ce sont des choses qui arrivent, des fois ça fonctionne, d’autres fois ça ne tourne pas du bon bord. »

Selon nos informations, l’offre d’achat qui avait été déposée par le Groupe Rodier et acceptée par le vendeur était de 2,8 M$. C’est donc dire que René Pelletier empochera un profit de 200 000 $ au passage, considérant le montant de la seconde offre sur la table.

Dans la perspective d’une alliance avec Jean Coutu, déjà propriétaire des deux terrains voisins au restaurant Ti-Père (l’ancien PFK et la clinique familiale), Rodier envisageait de construire un immeuble à vocation mixte sur l’ensemble du site. Le premier étage commercial aurait pu abriter une pharmacie et une clinique. Les cinq ou six étages supérieurs auraient accueilli des logements.

On raconte que Jean Coutu aurait pu voir d’un bon œil l’idée de relocaliser à proximité, sur un site autonome, sa pharmacie des Galeries.

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