13 avril 2017
Bernard Lamontagne (1)
Par: Le Courrier
Ouverture de la Ligue de balle-molle « Dow » en juin 1965. Bernard Lamontagne, 2e à partir de la gauche, est vice-président de la ligue.  Collection Centre d’histoire, CH478.

Ouverture de la Ligue de balle-molle « Dow » en juin 1965. Bernard Lamontagne, 2e à partir de la gauche, est vice-président de la ligue. Collection Centre d’histoire, CH478.

Bernard Lamontagne est un personnage bien connu du milieu sportif maskoutain, un bénévole dévoué depuis l’âge de 15 ans jusqu’à la fin de sa vie. Avant de faire un rappel de sa vie, allons voir du côté de sa généalogie afin d’en apprendre un peu plus sur ses origines.

Tout comme Bernard, son ancêtre français Léonard Antoine Laleue dit Lamontagne aimait s’impliquer dans la vie. À 15 ans, vers 1688, il quitte sa terre natale et devient soldat dans la compagnie de monsieur de Lorimier. Lorsque Léonard Antoine arrive en ce pays, il devient tonnelier et épouse le 10 janvier 1689, Marie Françoise Petit, fille de Nicolas Petit et Marie Pomponnelle.

Léonard Antoine établit sa famille et son commerce dans la région de Varennes au Cap Saint-Michel. Aujourd’hui, on y retrouve l’industrie N.L. Chem cie Ltée Titanium. Cinq générations de Laleue dit Lamontagne vivront dans ce secteur et celui de Verchères.

Vers 1837, la famille de Jean-Baptiste Laleue et d’Appoline Tétreau vient s’installer à Saint-Hyacinthe. Leur fils Bruno se dirige à Saint-Dominique. Deux générations y grandissent et travaillent aux Carrières. 

En 1910, c’est le retour définitif à la ville en pleine expansion. L’aïeul Henri Lamontagne est maçon. Certains de ses enfants sont en âge de travailler eux aussi. Les domaines de la chaussure et du vêtement offriront de l’emploi à la famille. 

La prochaine génération, garçons et filles, emboîte le pas dans le secteur du textile. Bernard suivra leurs traces un certain temps. Né d’une famille modeste le 15 février 1931, il est l’ainé des garçons, le quatrième de six enfants de Jules Lamontagne et d’Antoinette Frédéric. La famille habite sur la rue des Cascades à l’angle de la rue Vaudreuil. 

Peu de temps après sa naissance, la famille ira s’établir sur la rue Sainte-Cécile dans la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire. Le jeune Bernard fréquente l’Académie Saint-Dominique. À la fin de son primaire, comme bien des jeunes de cette époque, il quitte l’école pour le monde du travail. Costaud pour son âge, il sera tour à tour servant de messe, puis livreur d’épicerie où on lui confie une voiture et un cheval pour effectuer les livraisons. À la boulangerie de son oncle, Arsène Gaudreault, il aura la charge de tremper les beignes dans le sirop, vous savez, ces fameux beignes qui furent populaires pendant de nombreuses décennies.

Avec ses économies, il devient entrepreneur en créant sa petite entreprise de cireur de chaussures au coin des rues Bourdages et des Cascades, face à la Penman’s. Il installera une deuxième chaise un peu plus haut sur la rue Bourdages et engage un copain pour lui venir en aide.

Un attrait pour les sports

Dans ses temps libres, notre jeune entrepreneur s’intéresse aux sports. À la salle Auger, il joue dans une ligue de quilles pour l’équipe de la cordonnerie Lafleur. En juin 1946, alors qu’il n’a que 15 ans, on mentionne son nom, dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe, comme celui que l’on doit contacter pour répondre à un défi, à la balle-molle, lancée par l’équipe de la cordonnerie Lafleur.

Au début de l’année 1947, puisqu’il est membre du club de raquetteurs Yamaska, il participe comme bénévole au premier marathon de Saint-Hyacinthe organisé par Gérard Côté. Au cours de l’été, il joue au sein du club « Red Rock Cola » qui remporte le championnat de la Ligue de balle-molle du Christ-Roi.

En 1948, il délaisse l’action sur le terrain, mais demeure toujours intéressé par les sports. Ainsi, au printemps, il devient entraineur-gérant du club de balle-molle « Seven Up » de la Ligue indépendante junior. Son frère Roger est le lanceur de son équipe. À l’automne 1949, Jean-Paul Juneau, président de l’équipe de hockey « Black Hawks » de la Ligue juvénile, lui demande d’être publiciste de sa formation. 

Même s’il s’intéresse au baseball et au hockey, Bernard Lamontagne est un fervent quilleur qui passera de la classe B à la classe A. En plus de faire partie de l’équipe « Brasserie Dow », dont le gérant est François Jetté, il sera trésorier pour les jeunes sportifs à la salle Auger. En avril 1950, fait inusité, son équipe participe à un match hors concours contre une équipe d’aveugles provenant de Montréal. Il poursuivra ses activités en tant que capitaine de l’équipe de la « Bijouterie Louis Choquette » et pour le « Club Brading ». En octobre 1951, il est élu président de la Ligue commerciale mixte de bowling de Saint-Hyacinthe.

En 1952, alors qu’il travaille désormais comme presseur, comme son père, il s’implique auprès du syndicat comme un des directeurs du local 527 de « l’Amalgamated Clothing workers of America ».

 

À suivre…

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