6 décembre 2018
Parc industriel Olivier-Chalifoux
Bières, spiritueux, kombucha et café sous un même toit
Par: Jean-Luc Lorry
Sur la photo, dans l’ordre habituel, Jonathan Robin, propriétaire du nouvel incubateur industriel sur le boulevard Choquette; François Grisé, président de la microbrasserie le Bilboquet et de Brasserie Olten; Lorena Meneses, présidente de Mareiwa Café colombien; le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil; Karine Guilbault, directrice du développement industriel de Saint-Hyacinthe Technopole; et Linda Grenon, présidente de Fixi Kombucha. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Sur la photo, dans l’ordre habituel, Jonathan Robin, propriétaire du nouvel incubateur industriel sur le boulevard Choquette; François Grisé, président de la microbrasserie le Bilboquet et de Brasserie Olten; Lorena Meneses, présidente de Mareiwa Café colombien; le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil; Karine Guilbault, directrice du développement industriel de Saint-Hyacinthe Technopole; et Linda Grenon, présidente de Fixi Kombucha. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Un nouvel incubateur industriel voit le jour dans le parc Olivier-Chalifoux. Installées dans une même bâtisse sur le boulevard Choquette, les entreprises Mareiwa Café colombien, Fixi Kombucha, Brasserie Olten et Distillerie Noroi comptent unir leur expertise pour séduire les consommateurs de bières, spiritueux, café et thé fermenté.

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L’homme d’affaires derrière ce projet de regroupement d’entreprises, pour la plupart en phase de démarrage, est Jonathan Robin.

Figure bien connue du milieu des affaires maskoutain, M. Robin avait annoncé en mai qu’il quittait le milieu de la construction où il occupait le poste de coprésident du Groupe Robin pour se lancer dans le secteur agroalimentaire.

« En développant cet incubateur, j’ai voulu imiter pour le secteur industriel l’immeuble à bureaux Synergia que j’ai créé et où se côtoient des notaires, des avocats et des banquiers », indique Jonathan Robin.

En plus de se trouver sous un même toit, les entreprises de cet incubateur pourront se partager les équipements, les aires de travail et aussi certains employés pour la réussite de leurs activités distinctes.

À l’exception de Mareiwa Café colombien, Jonathan Robin détient des parts dans les entreprises qui logent dans cet immeuble industriel qui appartient au Groupe Robin. M. Robin compte acquérir cet édifice de son ancienne entreprise dont il demeure l’un des actionnaires.

Lancement de Fixi Kombucha

À l’instar de son conjoint Jonathan Robin, Linda Grenon se lance elle aussi dans le secteur agroalimentaire en créant sa propre entreprise, Fixi Kombucha.
« J’ai travaillé 17 ans dans l’enseignement et j’avais besoin d’un nouveau défi. L’an dernier, lors d’un voyage familial de quatre mois en Nouvelle-Zélande, j’ai découvert le kombucha. Mon idée était d’importer ce produit au Québec », indique en entrevue au COURRIER Linda Grenon, présidente de l’entreprise.

Le kombucha est le résultat d’une longue fermentation de thé et de plantes. En canettes, la gamme de boisson commercialisée par Fixi Kombucha devrait être disponible au début de janvier dans plusieurs épiceries et dépanneurs au Québec.

Les produits se déclinent en trois saveurs, soit pomme-gingembre, fraise-basilic et framboise- thé roobios.

La nouvelle entreprise a investi environ 500 000 $ en équipements, dont un fermenteur qui permettra de produire quelque 500 000 canettes de kombucha par année.

Expansion du Bilboquet

Propriétaire du pub et de la microbrasserie Le Bilboquet, François Grisé s’est associé avec Jonathan Robin pour créer la Brasserie Olten.

Cette division de la microbrasserie maskoutaine a dévoilé cette semaine une nouvelle bière déglutenisée et faible en calories.

Quant aux activités de la distillerie Noroi, une nouvelle entreprise qui se lance dans la fabrication de spiritueux, dont un gin, celles-ci seront dévoilées en février.

Dans une précédente édition, nous annoncions le projet de l’entreprise maskoutaine Mareiwa Café colombien de s’installer dans le parc industriel.
Sa propriétaire, Lorena Meneses, nous avait expliqué sa volonté de commercialiser à gros volume son café haut de gamme déjà torréfié.

Une liqueur de café est aussi en développement dans ses nouveaux locaux du boulevard Choquette.

La mise en place de ce nouvel incubateur industriel s’est faite en étroite collaboration avec Saint-Hyacinthe Technopole.

« Réalisé entièrement grâce à des fonds privés, cet incubateur sert déjà de levier à la réalisation de nouveaux investissements manufacturiers. Il s’agit, de plus, d’un modèle de synergie entre différentes entreprises dulequel nous avons avantage à nous inspirer », a indiqué lors du lancement de ce nouveau projet dans le parc industriel Olivier-Chalifoux Karine Guilbault, directrice du développement industriel de Saint-Hyacinthe Technopole.

Cet incubateur regroupe 15 employés et représente des investissements de l’ordre de sept millions de dollars.

Jusqu’à maintenant, Saint-Hyacinthe comptait trois incubateurs industriels : le pavillon Victor-Théodule-Daubigny et les deux pavillons Édouard-Brochu.

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