20 mai 2021
Saint-Hyacinthe Technopole
Bilan financier excédentaire malgré la pandémie
Par: Jean-Luc Lorry

En 2020, Saint-Hyacinthe Technopole a vendu une bâtisse industrielle à son locataire, l’entreprise Naturel XTD. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le centre de recherche et développement de l’entreprise Fruit d’Or est un nouveau locataire de Saint-Hyacinthe Technopole. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La crise sanitaire n’a pas affecté le bilan financier pour l’année 2020 de l’organisme Saint-Hyacinthe Technopole, qui affiche un excédent de presque 360 000 $, a constaté LE COURRIER.

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L’an dernier, les principales sources de revenus de cet organisme, qui a pris depuis peu sous son aile le développement économique régional, sont une subvention octroyée par la Ville de Saint-Hyacinthe de 1 219 436 $ et des revenus de location des bâtisses industrielles appartenant à l’organisme totalisant 1 854 864 $.

« Le volet immobilier est potentiellement le plus à risque avec des chocs économiques tels qu’une pandémie. Nous avons le privilège d’être situés dans un environnement largement dominé par le secteur agroalimentaire. Celui-ci n’a jamais cessé ses activités puisqu’il fait partie des services essentiels », indique André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

Depuis le 3 mai, les activités économiques de la MRC des Maskoutains ont été transférées à celles de Saint-Hyacinthe Technopole pour devenir un guichet unique régional pour les entreprises.

« Nos états financiers reflètent une autre bonne année. Nous terminons 2020 en réalisant un profit de 358 030 $ comparativement à 349 041 $ en 2019 », souligne M. Barnabé.

Cet excédent s’explique entre autres par des montants reçus lors de la fin du bail de l’entreprise Prevtec Microbia et par un dépôt d’une entreprise qui était intéressée à acquérir un édifice industriel vacant.

Nouveau locataire

Pendant l’été 2020, Saint-Hyacinthe Technopole a accueilli un nouveau locataire dans La Cité de la biotechnologie. Le centre de recherche et de développement de Fruit d’Or, une entreprise spécialisée dans la transformation de la canneberge et du bleuet sauvage biologique, a repris les locaux de Prevtec Microbia. Cette dernière entreprise, qui a créé une gamme de vaccins destinés à protéger les porcs contre la diarrhée post-sevrage, a été vendue en 2019 à la société américaine Elanco pour un montant de 100 M$.

Saint-Hyacinthe Technopole a reçu un versement de 148 000 $ de Prevtec Microbia en raison des engagements liés à la fin du bail.

En 2019, Saint-Hyacinthe Technopole s’était entendu avec l’entreprise Emerald Health Therapeutics de Vancouver, spécialisée dans la culture de cannabis à des fins médicales, pour occuper l’édifice industriel qui avait été construit sur mesure pour Zenith Lab, une entreprise qui n’a jamais vu le jour. Emerald Health Therapeutics avait versé un dépôt de 175 000 $ en vue d’acheter cette bâtisse, une transaction qui ne s’est finalement pas concrétisée.

En 2021, André Barnabé espère trouver un locataire à long terme pour cet édifice flambant neuf installé dans la Cité de la biotechnologie.

Vente d’une bâtisse industrielle

Au chapitre des transactions immobilières, André Barnabé mentionne que l’organisme qu’il dirige a été moins actif en 2020.

L’an dernier, Saint-Hyacinthe Technopole a vendu une bâtisse industrielle à son locataire Naturel XTD pour un montant de 2 114 298 $. Cette entreprise est la seule au pays à être spécialisée dans le traitement des aliments à froid utilisant la technologie de la très haute pression hydrostatique (HPP). Ce principe, qui n’utilise que de l’eau, permet de prolonger la durée de péremption de plusieurs types d’aliments.

En 2019, Saint-Hyacinthe Technopole avait agrandi son parc immobilier en acquérant deux bâtisses industrielles qui appartenaient aux entreprises Saveurs Balatti et Dutailier. Ces transactions s’étaient élevées à 7,7 M$.

« Actuellement, la bâtisse qui appartenait à Dutailier est utilisée pour de l’entreposage. Il s’agit d’une activité à court terme puisque nous avons un projet sur la table », mentionne André Barnabé.

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