5 novembre 2015
Bilan heureux pour Orange
Par: Alice De guise
Bilan heureux pour Orange

Bilan heureux pour Orange

Marcel Blouin et Véronique ­Grenier, codirecteurs d’Orange, l’évènement d’art actuel de Saint-Hyacinthe. Le démontage était déjà en cours.  Photo Robert Gosselin |  Le Courrier ©

Marcel Blouin et Véronique ­Grenier, codirecteurs d’Orange, l’évènement d’art actuel de Saint-Hyacinthe. Le démontage était déjà en cours. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’heure du bilan a sonné pour la 5

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Cette année, Orange aura effectivement réussi un coup double avec sa présidence d’honneur. Rappelons que Benoit ­Chartier et Alexandre Taillefer s’étaient unis pour chapeauter l’évènement. Cet appui des deux hommes d’affaires a apporté un rayonnement important à Orange.

« C’est certain qu’il ne faut pas amenuiser la visibilité qu’ils ont apportée sur Orange cette année. Nous sommes ­franchement heureux de cette association. Je crois que les gens ont pu, en quelque sorte, s’identifier à eux. Même s’ils aiment tous les deux l’art contemporain, ils sont avant tous des hommes d’affaires. Le fait qu’ils portent un intérêt à Orange incite la population à venir tenter leur chance dans un monde qui leur est moins familier », souligne Marcel Blouin, codirecteur d’Orange et directeur général et artistique d’Expression.

Bons coups

Plusieurs bons coups ont été faits lors de cette édition. L’équipe est particulièrement fière du volet performance. L’art ­infiltrant qu’il soit dans les maisons des gens ou encore dans des entreprises liées à l’alimentaire a été assurément un bon coup selon eux. La participation de ­Massimo Guerrera est aussi une de leur fierté.

« Si j’avais à pointer 15 des artistes à ­surveiller au Québec, Massimo serait sans aucun doute parmi mes choix. Nous ­avions une petite inquiétude par rapport au fait de lui donner une salle entière. ­L’inquiétude s’est rapidement dissoute. Massimo a besoin d’un grand espace pour réaliser son travail. Il a aussi fait plusieurs performances interactives durant les six semaines. Il a été très présent et des plus généreux avec les visiteurs », précise M. Blouin.

L’affiliation à Kamouraska est une ­nouveauté qu’ils sont également heureux d’avoir tentée. Exporter et implanter la ­formule qu’est Orange sur un autre territoire a été une belle expérience pour eux. « Le tout s’est avéré concluant. La ­Pocatière est une région qui ressemble énormément à la nôtre. Nous sommes fiers de nous être affiliés à eux. Ce fut un bel échange », ­souligne Véronique Grenier, codirectrice d’Orange, adjointe à la direction, responsable de l’édition et des communications pour Expression.

Les visites scolaires n’ont pas cessé durant les six semaines d’exposition. « Les écoles ont beaucoup embarqué avec nous cette année. C’est vraiment agréable de voir les jeunes s’ouvrir à l’art. La richesse d’une ville passe par son éducation. Nous sommes très heureux de cet intérêt accru du milieu ­scolaire », explique Mme Grenier.

À améliorer

Il y aura toujours place à l’amélioration ­selon l’équipe. Malgré la maturité grandissante du projet, les codirecteurs souhaiteraient retourner davantage à l’alimentaire et même à l’agriculture. « Nous ne disons pas que la dernière édition était moins bonne pour autant. Elle était plus psychologique et portait à la réflexion. ­Cependant, nous aimerions faire un retour à la nourriture, à l’agriculture au niveau de la thématique », explique M. Blouin.

L’équipe aimerait aussi explorer de nouvelles avenues telles que l’ajout d’un volet documentaire. L’idée d’avoir des oeuvres à l’extérieur les intéresse beaucoup. « Nous avons plusieurs choses en tête c’est sûr! Pour ce faire, il nous faudrait plus de ­soutien et une plus grosse équipe. Avec plus de moyens, on pourrait tellement faire de belles choses », affirme M. Blouin.

Une 6e édition

Une 6e édition est presque officiellement prévue pour 2018. L’alimentaire est plus que jamais un sujet d’actualité. La nourriture est une préoccupation constante pour les gens. La thématique est donc loin d’être épuisée.

Le 9 novembre, les codirecteurs rencontreront la ville pour savoir s’ils auront son appui pour la prochaine édition. ­« Ultimemment, nous aimerions que le projet se rende à l’international. Il faut ­rêver grand pour réaliser de petits rêves. Il n’y a rien de semblable à l’étranger. Orange est une formule exportable. Mais bon, nous nous concentrons sur la prochaine édition. C’est amplement suffisant pour l’instant (rires) », conclut M. Blouin.

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