19 avril 2012
Bisbille au conseil de Saint-Louis
Par: Le Courrier
Le conseiller Jean-Pierre Arpin a proposé qu'un vote de non-confiance soit pris contre la mairesse, Doris Gosselin.

Le conseiller Jean-Pierre Arpin a proposé qu'un vote de non-confiance soit pris contre la mairesse, Doris Gosselin.

La division règne au conseil municipal de la petite municipalité de Saint-Louis, où la mairesse, Doris Gosselin, vient d’essuyer un vote de non-confiance – quatre voix contre deux – de la part de son conseil municipal.

C’est à la suite de la démission de l’inspecteur municipal, Denis Arel, que la situation s’est envenimée au conseil. « Mme Gosselin a un gros problème avec le personnel. Elle a de la misère avec la gestion », affirme le conseiller Jean-Pierre Arpin. C’est lui qui, appuyé par Gérald Lavallée, a proposé qu’un vote de non-confiance soit pris contre la mairesse.

Cela s’est passé le 12 avril à l’école du village, où le conseil poursuivait la séance régulière ajournée du 2 avril devant une bonne assistance. Un citoyen, Vincent Blais, a alors fait lecture d’une lettre faisant état d’une série de démissions survenues à la municipalité et qu’il a attribuée à de l’« abus de pouvoir », à du « harcèlement » ou à de la « dictature ». Manifestement, il visait la mairesse puisqu’il a ensuite réclamé, au nom des citoyens de Saint-Louis, la démission immédiate de Mme Gosselin ou un vote de non-confiance à son endroit. Comme Mme Gosselin n’avait pas l’intention de démissionner, restait l’autre option. Les conseillers Jean-Pierre Arpin, Gérald Lavallée, Yvon Daigle et Stéphane Bernier ont donc fait adopter la motion de non-confiance, tandis que Odette Larin et Rémy Blais ont voté contre.Forts de la majorité qu’ils détiennent au conseil, les adversaires de Mme Gosselin avaient l’intention cette semaine de convoquer une séance extraordinaire pour demain, vendredi, afin de réembaucher M. Arel avec un nouveau contrat de travail. « Il faut régler ça une fois pour toutes. On ne veut pas qu’il s’en aille, on a besoin d’un inspecteur en voirie à Saint-Louis », soutient M. Arpin, ajoutant qu’il n’aura pas de mal à siéger à nouveau avec Mme Gosselin. « Elle peut faire son terme, ça ne me dérange pas pantoute. Mais qu’elle laisse les employés tranquilles! »Quant à l’inspecteur démissionnaire, il a expliqué que rien n’allait plus entre lui et la mairesse. « J’étais rendu à bout. J’étais constamment suivi dans mon travail, elle s’ingérait là-dedans. Je devais faire des rapports hebdomadaires, justifier mes justifications », a commenté M. Arel.

Droit de surveillance

De son côté, la mairesse de Saint-Louis assure qu’elle ne fait que son devoir depuis son élection à la mairie, en novembre 2009. « J’estime tout simplement exercer mon rôle de chef du conseil comme le veut l’article 142 du Code municipal », a-t-elle confié au COURRIER. Cet article 142 stipule entre autres que « le chef du conseil exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur les affaires et les officiers de la municipalité » et qu’il « voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi ».

Parlant des départs survenus à la municipalité ces dernières années, Mme Gosselin certifie qu’elle n’y est pour rien. Et une chose est sûre, Doris Gosselin ne sera pas la prochaine à remettre sa démission à Saint-Louis. « Moi, je n’ai rien à me reprocher, et je vais finir mon mandat, c’est certain. »

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