11 juillet 2013
Le Syndicat de l'enseignement manifeste
Bisbille autour des congés spéciaux
Par: Le Courrier
Les enseignants ont manifesté, le 18 juin, devant les bureaux de la commission scolaire.

Les enseignants ont manifesté, le 18 juin, devant les bureaux de la commission scolaire.

Une centaine de membres du Syndicat de l’enseignement Val-Maska, qui représente les enseignants de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH), ont manifesté au siège social de l’organisation le 18 juin pour dénoncer des « coupures » dans les congés spéciaux.

publicité

C’est qu’en vertu des clauses locales de leur convention collective, les enseignants bénéficiaient jusqu’ici d’une large définition des situations permettant d’obtenir un congé spécial sans perte de salaire.

Or, les négociations de l’entente locale qui devaient suivre la convention collective nationale adoptée en 2010 ont achoppé l’automne dernier, après que les enseignants aient rejeté l’offre présentée par la commission scolaire. « Après la signature de la convention collective nationale, on mène des négociations au niveau local, pour adresser des points qui nous sont plus particuliers. Ce sont ces négociations qui ont pris fin l’automne dernier sans qu’on ait pu s’entendre », a expliqué Chantal Langelier, directrice du service des ressources humaines à la CSSH. Se faisant, la commission scolaire s’en remet à la convention collective nationale pour établir les conditions de travail de ses employés. Cette dernière édicte toutefois une définition plus restreinte des congés spéciaux, limitant les « autres raisons » aux forces majeures, par exemple aux désastres, aux inondations ou encore aux incendies. « L’entente locale précédente offrait une définition plus large des raisons permettant des congés spéciaux, en y incluant par exemple les accidents ou les pannes de voiture. Mais en l’absence d’une nouvelle entente locale, il faut suivre la convention nationale », a dit Mme Langelier. Selon la CSSH, les demandes formulées aux enseignants au cours des négociations visaient à accroître leur stabilité, « la stabilité des enseignants favorisant la réussite scolaire des élèves ».Le Syndicat y voit plutôt une manoeuvre vaine pour réaliser des économies. « Puisque ces congés sont subventionnés selon la moyenne des trois années précédentes, d’ici trois ans, il n’y aura plus d’économies à réaliser. Cette économie superficielle aura donc été faite sur le dos des enseignantes et des enseignants », écrit son président Luc Beauregard dans le communiqué faisant état de la colère des syndiqués. Selon lui, ces congés spéciaux revêtaient une importance particulière pour les enseignants souffrant de maladie chronique qui doivent jongler avec de nombreux rendez-vous médicaux. « Chaque année, lors de la semaine des enseignantes et des enseignants, la CSSH paie une pleine page dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe pour dire à ses employés qu’ils sont importants et qu’ils accomplissent un travail fondamental pour le bien-être de notre communauté. Par la suite, cette même commission scolaire prend la décision de faire une coupure arbitraire, qui touche seulement le corps enseignant, dénonce M. Beauregard. Ce n’est pas une perte de conditions, c’est tout simplement un vol! »

image