14 octobre 2021
Bond des cas de COVID-19 à Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand
Un bond significatif des cas actifs de COVID-19 a été observé au cours des derniers jours à Saint-Hyacinthe, atteignant un de ses sommets les plus hauts de la quatrième vague. Pas moins de 35 cas actifs sont répertoriés, une hausse de 16 par rapport à la semaine précédente.
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Cette situation affecte inéluctablement le bilan de la MRC des Maskoutains, qui affichait 47 cas actifs en date du 11 octobre en comparaison aux 26 cas de la semaine précédente.

Outre l’augmentation remarquée dans la ville-centre, Saint-Pie a aussi vu son nombre de cas grimper. Elle affiche maintenant sept cas actifs, alors qu’elle en avait moins de cinq une semaine plus tôt. Les autres cas sont dispersés dans les municipalités de La Présentation, Saint-Damase et Saint-Valérien-de-Milton, qui cumulent chacune moins de cinq cas actifs.

La Direction de santé publique de la Montérégie, qui publie ces données, a affirmé ne pas être en mesure d’expliquer cette hausse soudaine des cas de COVID-19 dans la région « parce qu’il n’y a pas d’éclosion importante en milieu scolaire ni en milieu de travail », a indiqué l’agente d’information Chantal Vallée.

Une éclosion à l’école Saint-Thomas-d’Aquin pourrait toutefois expliquer en partie la hausse des cas à Saint-Hyacinthe. Sept cas ont été détectés, dont six dans un même groupe-classe de l’immeuble 2 qui accueille des élèves de niveau préscolaire. Vu leur jeune âge, ceux-ci ne portent pas le masque à l’école.

Neuf autres cas sont dispersés dans sept autres établissements du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe. Les écoles Lafontaine et Sainte-Rosalie comptent chacune deux cas, puis les écoles au Coeur-des-Monts, Bois-Joli–Sacré-Coeur, Douville, Saint-Pierre et Fadette rapportent toutes un cas actif.

Du côté de l’Hôpital Honoré-Mercier, le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 était quant à lui légèrement à la hausse en date du 11 octobre. Six personnes infectées y étaient hospitalisées, dont trois aux soins intensifs.

Par ailleurs, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est a indiqué mardi que les visiteurs, accompagnateurs et proches aidants qui se rendront dans ses installations devront présenter leur passeport vaccinal à compter du 15 octobre.

Cette mesure sera appliquée en lien avec le décret ministériel sur la vaccination obligatoire dans le réseau de la santé. Même si le gouvernement québécois a annoncé mercredi que cette date sera repoussée au 15 novembre pour les professionnels de la santé qui ne sont pas encore vaccinés afin d’éviter d’importants bris de services, la date du 15 octobre reste valide pour les visiteurs, a confirmé la conseillère aux relations médias du CISSS de la Montérégie-Est, Marianne Paquette.

Par voie de communiqué, le CISSS de la Montérégie-Est a précisé que la preuve vaccinale ne sera pas exigée aux personnes qui doivent recevoir des soins et des services de santé. Des exceptions s’appliqueront également pour l’accompagnateur d’un enfant de moins de 14 ans, d’une femme qui accouche et d’une personne inapte à consentir aux soins requis par son état de santé. Parmi les autres exemptions prévues, les visiteurs d’un patient en fin de vie n’auront pas besoin de présenter le passeport vaccinal.

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