28 mars 2019
Week-end portes ouvertes
Bonjour la visite
Par: Martin Bourassa

La Ville de Saint-Hyacinthe ramène ce week-end et pour une deuxième année sa grande opération séduction dans l’espoir d’attirer de nouveaux résidents à Saint-Hyacinthe. Cette activité prendra la forme d’un rassemblement de professionnels de l’immobilier au centre de congrès, incluant des ballades dans nos quartiers.

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Cette activité est intéressante. Vous avez peut-être vu, ou pas, les publicités et publireportages à la télévision, dans le Journal de Montréal et le site de lapresse.ca, entre autres. La Ville va dépenser quelques milliers de dollars pour mousser ce week-end portes ouvertes au national et dans la grande région de Montréal et n’allouer que quelques grenailles, en comparaison, à ses médias locaux et régionaux.

Non, je ne suis pas jaloux, mais je comprends mal cette stratégie de communication. Pense-t-on vraiment que maximiser la publicité pour rejoindre les gens du grand Montréal génèrera plus de retombées que de bombarder de publicité les gens de la grande région de Saint-Hyacinthe? Il me semble qu’avant d’essayer de convaincre les habitants de Laval ou de Mascouche de venir s’établir chez nous, je m’assurerais d’abord que les gens d’Acton Vale, qui souhaitent se rapprocher des services de la ville-centre, et les gens de Belœil, Saint-Ours ou McMasterville qui travaillent déjà à Saint-Hyacinthe soient d’abord convaincus des avantages de venir s’établir chez nous.

J’avais fait un peu le même genre de reproches à la direction du Cégep de Saint-Hyacinthe pendant les années fastes de l’ère Jean Barbeau. Je comprenais mal cette ambition à recruter des étudiants à l’étranger, alors que le pain et le beurre du collège maskoutain devaient être de s’assurer que les jeunes d’Acton Vale et des environs de Belœil choisissent de poursuivre leurs études à Saint-Hyacinthe et pas ailleurs. Si je me fie au spectaculaire essor du Cégep depuis, ses dirigeants ont compris le message.

Mais revenons à nos portes ouvertes. Comme la Ville de Saint-Hyacinthe sait que, pour séduire les visiteurs, il faudra leur offrir autre chose qu’un bon verre d’eau (!), elle a concocté un nouveau programme d’aide à la rénovation.

Dans le meilleur des cas, la subvention versée par la Ville pourra atteindre 50 % du coût des travaux, jusqu’à un maximum de 25 000 $. Mais quand on s’attarde aux critères, on se rend compte qu’il y a plusieurs restrictions. Les premiers acheteurs, la seule clientèle visée (?), risquent de déchanter, ou d’être peu nombreux à recevoir le maximum.

Mais ce programme est peut-être mieux que pas de programme du tout. En tout cas, il ne sera pas simple à gérer si jamais il devait être populaire.

Cela dit, je m’explique mal l’idée d’avoir fait passer de trois à deux ans le crédit de taxes foncières pour les acheteurs de maisons neuves. Cela me semble contreproductif, alors que 2018 a justement été une année record pour la construction résidentielle à Saint-Hyacinthe. Pourquoi changer ce qui fonctionne bien?

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